|
|
Gustave Caillebotte a 12 ans lorsque ses parents achètent en 1860 à Yerres une vaste « maison de campagne » d’inspiration italienne, au cœur d’un parc à l’anglaise de 12 hectares longé par la rivière. Dans cette villégiature d’été dotée d’une ferme, d’une petite chapelle, d’un chalet suisse, d’une orangerie, d’une curieuse glacière surmontée d’un kiosque à l’oriental et d’un grand potager, le jeune peintre amateur va passer des moments inoubliables, peignant durant vingt ans 80 des 577 tableaux que compte l’ensemble de son œuvre. Aimant peindre la vie moderne sous un angle quasi photographique, travaillant avec application, mais sans se prendre au sérieux, Caillebotte, riche bourgeois, architecte naval et passionné de régate, fut pourtant longtemps considéré comme le mécène et le collectionneur de ses amis impressionnistes avant de voir sa côte s’envoler. En dehors des rétrospectives qui lui sont consacrées (Grand Palais 1994 ou Hermitage à Lausanne en 2005), on peut voir ses peintures dans de nombreux musées à travers le monde. Orsay possède notamment son célèbre tableau « Les Raboteurs de parquet ». Vendue en 1879, la propriété Caillebotte fut acquise par la commune de Yerres en 1973. Mais ce n’est qu’en 1996 qu’il fut entrepris de la restaurer avec l’aide de l’Etat, de la Région et du Département. Aujourd’hui, le parc réhabilité par le paysagiste Louis Benech est ouvert au public et plusieurs espaces d’expositions et de manifestations culturelles ont été créés. La propriété Caillebotte offre le charme d’une double promenade artistique et champêtre, dans les pas d’un artiste-mécène très attachant.
Catherine Rigollet
copyright des visuels : Propriété Caillebotte. Photo Yann Morel.
|
 |
 |

Propriété Caillebotte
Yerres (91)
Parc, expositions, salon de thé/restaurant « Chalet du Parc ».
Toute l’année.
Tél. 01 69 48 93 93
www.yerres.fr
|
|