Jean Cocteau (1889-1963) découvre la Côte d’Azur en 1950 et s’amourache de Saint Jean Cap Ferrat. Il décore la salle des mariages en 1956, le port de pêcheurs lui inspire des peintures colorées…Il s’installe au Bastion, fortin du XVIIème siècle inséré dans la jetée du port, entreprend la restauration et la décoration de cet édifice impressionnant. Le musée du Bastion qui a ouvert ses portes en 1966, trois ans après la mort de Cocteau abrite encore une partie des œuvres méditerranéennes du poète datant de la période de 1950 à 1963. Tout ici évoque les multiples talents de cet écrivain et homme de théâtre, ses plaisirs et ses tourments, ses incertitudes et ses recherches, ses amitiés célèbres avec Raymond Radiguet, Jean Marais, Edouard Dermit...
Depuis novembre 2011, un autre musée lui est dédié à Menton, suite à l’exceptionnelle donation de 1800 œuvres, dont 990 œuvres de Cocteau, faite en juin 2005 par Séverin Wunderman (1938-2008), grand collectionneur américain. Divisé en sept séquences, le parcours chronologique et thématique retrace les grandes étapes et rencontres de la vie et de l’œuvre de Cocteau et présente tableaux, dessins, céramiques, tapisseries, bijoux, photographies, documents sonores, extraits de films, mais également 450 œuvres de grands maîtres de l’art moderne de l’entourage de Jean Cocteau : Picasso, Modigliani, De Chirico, Miro, Foujita… ainsi qu’un fonds exceptionnel de 360 œuvres liées à Sarah Bernhardt qui fut le premier « monstre sacré » de Cocteau. C’est la plus importante ressource publique mondiale de l’œuvre de Jean Cocteau.
Situé en bord de mer, le musée est l’œuvre de l’architecte Rudy Ricciotti qui a conçu un bâtiment à la fois sobre et futuriste, fait de béton blanc et de verre fumé. Avec ses 2700 m2 d’exposition et ses
2000 œuvres d’art, le nouveau musée Cocteau devient le premier de cette envergure. Outre les collections permanentes, le musée abrite aussi des expositions temporaires de dessin contemporain. La première est consacrée à Jean Sabrier, (jusqu’au 7 mai 2012)
Visuel : Jean Cocteau, Madame Favini. ©ADAGP, Paris, 2011. © Serge Caussé, photographe