Le site des meilleures expositions à Paris, en France et en Europe et des portraits d’artistes 25/04/2018

Le livre du mois

Aux 4 coins. Paris en polaroid.
Une balade originale et poétique dans Paris en 30 mosaïques de Clément Grosjean, accompagnées de textes de Nicole Barrière. Lire notre critique.

L'artiste du mois

Isabelle Gabach, directrice adjointe de l’Abbaye de Maubuisson, centre d’art contemporain.
Exposition Hicham Berrada prolongée jusqu’au 24 juin, recrutement de Marie Menestrier à la direction générale depuis janvier 2018, réaménagement de salles et ouverture en 2020 de résidences d’artistes, ça bouge à l’Abbaye de Maubuisson. Isabelle Gabach, directrice adjointe chargée de la programmation revient sur une aventure commencée il y a seize ans et qui a su marier, souvent avec audace, patrimoine religieux et création contemporaine. Une belle réussite.

Coup  de coeur

Delacroix (1798-1863)
Cette grande exposition dévoile le « continent caché » de Delacroix. Une vision globale de l’artiste dans toute sa complexité. Une exposition essentielle.
Jusqu’au 23 juillet 2018. Musée du Louvre. Lire l’article.

Kupka. Pionnier de l’abstraction

Le peintre tchèque Frantisek Kupka (1871-1957) n’est certainement pas le plus connu des pionniers de l’abstraction, mais celui qui aura le plus expérimenté. Au travers de 300 œuvres, cette exposition au Grand Palais retrace toute sa carrière et permet d’en comprendre les étapes, la richesse et l’originalité. Jusqu’au 30 juillet 2018.

Anselm Kiefer. "Für Andrea Emo"

Dans cette vingtaine de nouveaux tableaux, souvent monumentaux, et trois imposantes sculptures mises en vitrine, dont la puissance et l’intensité sont démultipliées dans l’immense espace de la galerie Thaddaeus Ropac à Pantin, Anselm Kiefer poursuit son exploration du thème de la sédimentation du souvenir. Avec toujours autant de sublime violence. À découvrir jusqu’au 31 mai 2018.

Gérard Garouste. "Zeugma"

Triple actualité parisienne et thème unique : le pont ou le lien (Zeugma en grec), pour le peintre Gérard Garouste, toujours en quête du pourquoi de l’existence. À découvrir jusqu’au 15 avril aux Beaux-Arts, jusqu’au 12 mai galerie Templon et jusqu’au 1er juillet au musée de la chasse.

David Goldblatt

Le photographe Sud-Africain David Goldblatt (né en 1930 dans le Transvaal) témoigne des différentes mutations qu’a subi la société de son pays, des débuts de l’Apartheid en 1948, jusqu’à aujourd’hui. Un travail documentaire d’une grande précision, mais loin des images militantes et sans volonté artistique. Avant tout pour faire comprendre et expliquer. Centre Pompidou. Jusqu’au 13 mai 2018.

Jean Fautrier. Matière et Lumière

Son ami Jean Paulhan l’appelait « l’Enragé », tellement il se battait contre la peinture, contre le tragique de la vie, contre la mort. Le Musée d’Art moderne consacre une belle rétrospective à Fautrier, l’un des plus importants précurseurs de l’art informel. Jusqu’au 20 mai 2018.

Tintoret. Naissance d’un génie

« Le petit teinturier » (Tintoretto), voilà un surnom bien modeste pour celui qui deviendra un génie de la peinture à l’instar de son maître, et grand rival, Titien. Le musée du Luxembourg célèbre le 500e anniversaire de la naissance de Tintoret avec une grande exposition qui met en évidence sa précocité, son ambition et sa rapide ascension dans la Venise cosmopolite de la Renaissance. Jusqu’au 1er juillet 2018. Lire l’article.


Udo Zembok. "Open space"Un peu plus d’un an après son ouverture, le MusVerre expose le plasticien Udo Zembok dont l’œuvre valorise le verre, ce matériau intimement à l’histoire sociale et économique de l’Avesnois, en développe toutes les possibilités techniques, et le magnifie. À voir à Sars-Poteries (59), jusqu’au 28 septembre 2018.


Japonismes / ImpressionnismesAvec l’ouverture commerciale et diplomatique du Japon en 1868, les artistes occidentaux découvrent un art à l’esthétique radicalement nouvelle. Pour tous, le japonisme est devenu la nouvelle modernité. Mais chacun va librement s’en inspirer, créant autant de japonismes qu’il y a d’impressionnismes. Jusqu’au 15 juillet à Giverny (Eure). Reportage.


Van Dongen et le Bateau-LavoirAprès des débuts de rapin de la butte aux préoccupations sociales anarchisantes, et une période « fauve » pleine de promesse, le « Kropotkine du Bateau-Lavoir » (selon l’expression de son ami Picasso) va devenir un portraitiste mondain et participer en 1941 au très controversé voyage à Berlin. Le musée de Montmartre retrace la carrière de Van Dongen, et les belles heures d’un Montmartre bohème au début du XXe siècle. Jusqu’au 26 août 2018.


GuernicaPeint en 1937, Guernica est à la fois une icône populaire, symbole de la lutte antifranquiste, antifasciste et pacifiste, et la synthèse des recherches plastiques menées par Picasso depuis plus de 40 ans. Une exposition relate l’histoire de ce tableau exceptionnel. Musée Picasso. Jusqu’au 29 juillet 2018. Lire l’article.


Foujita. Peindre dans les Années FollesFou de dessin, dandy excentrique ayant façonné son image avec ses lunettes rondes, sa fine moustache et sa coupe au bol, Tsuguharu Foujita (Tokyo 1886 - Zurich 1968), fut l’un des acteurs les plus célèbres de l’École de Paris. Son œuvre est à (re)découvrir, jusqu’au 15 juillet 2018. Musée Maillol. Lire la suite de l’article.


Voyages d’André MaireL’œuvre foisonnante, décorative et exaltée de ce dessinateur et peintre raconte ses innombrables voyages de par le monde, de l’Extrême-Orient à Venise et Florence, de Madagascar aux Indes, de la Martinique à la Bourgogne. Jusqu’au 27 mai 2018. Musée Regards de Provence à Marseille.

En bref

Rendez-vous au jardin à Villandry.

Les 2 et 3 juin 2018. L’occasion de redécouvrir les 6 jardins de ce château, dont le célèbre potager. https://www.lagoradesarts.fr/-Villandry-un-chateau-et-six-jardins-.html

La France va prêter la Tapisserie de Bayeux au Royaume-Uni

Chef-d’œuvre du Moyen Âge et symbole quasi-millénaire des relations longtemps belliqueuses entre l’Angleterre et le continent, la célèbre Tapisserie de Bayeux va être prêtée par la France au Royaume-Uni. Est-ce bien raisonnable ?

Paris. Circulation(s) – 8e édition Ce festival a pour vocation de faire émerger les talents de la jeune photographie européenne et de faire découvrir au public la création artistique contemporaine innovante. Du 17 mars au 6 mai 2018. CentQuatre. www.104.fr Paris. Pour un musée en Palestine. « Nous aussi, nous aimons l’art… » Après une première exposition qui a suscité plus d’une cinquantaine
de dons d’artistes européens et arabes parmi lesquels Claude Viallat, Hamed Abdalla, Robert Combas, Hervé di Rosa, Robert Scemla ou encore Rachid Koraïchi, l’Institut du monde arabe, présente une deuxième exposition qui réaffirme la volonté des artistes de voir un jour s’édifier un Musée d’art moderne et contemporain en Palestine. En une année, la collection s’est étoffée jusqu’à compter aujourd’hui plus de 140 œuvres toutes issues de dons solidaires d’artistes européens et arabes. Parallèlement à cet enrichissement, a débuté la prospection du terrain sur lequel s’élèveront les futurs bâtiments du Musée. Du 10 mars au 13 mai 2018.
Institut du monde arabe. www.imarabe.org
Auvers-sur-Oise (95). Impressions marines Le musée Daubigny rend hommage à Charles François Daubigny et aux peintres qui ont travaillé à ses côtés. Impressions Marines présente plus de 80 œuvres d’artistes, tels que Boudin, Corot, Courbet, Dupré. Jusqu’au 26 août 2018. www.museedaubigny.com Paris. L’épopée du Canal de Suez. Des pharaons au XXIe siècle. L’Institut du monde arabe retrace l’une des plus passionnantes entreprises humaines : L’épopée du Canal de Suez. Des Pharaons à Ferdinand de Lesseps, du projet de Bonaparte à la nationalisation sous Nasser, cette saga extraordinaire de plus de 4000 ans est mise en scène dans une exposition-événement réunissant les personnalités puissantes, les défis surhumains, les anecdotes, les temps forts qui ont ponctué l’histoire singulière de ce lieu symbolique, jonction entre trois continents : l’Asie, l’Afrique et l’Europe. Du 27 mars au 5 août 2018. www.imarabe.org Sète. 4 à 4 : une expérience sensible Le peintre Mohamed Lekleti, auquel l’Agora des Arts a consacré un grand portrait, mais aussi les peintres Thierry Delaroyère, André Cervera & Swarna Chitrakar et le photographe Pascal Fayeton sont les 4 artistes invités de cet événement, proposé tous les deux ans, qui réunit à chaque fois 4 expositions individuelles. Tous se confrontent à notre époque, inventant – chacun dans son langage – une relation aux préoccupations qu’elle engendre. Du 17 février au 20 mai 2018. Musée Paul Valéry. Paris. Parfums de Chine Cette exposition aborde de manière inédite la civilisation chinoise à travers l’art de l’encens et du parfum en Chine depuis le IIIe siècle avant notre ère jusqu’au XIXe siècle. Près de 130 objets d’art et d’archéologie invitent à un véritable voyage à travers la civilisation chinoise. Céramiques, dessins, bronzes ou toiles issus des collections du Musée de Shanghai et présentés en Europe pour la première fois sont accompagnés par une vingtaine de pièces issues des collections du musée Cernuschi. Du 9 mars au 26 août 2018. www.cernuschi.paris.fr Chantilly. Rembrandt au musée Condé L’exposition permet de découvrir vingt-et-une eaux-fortes originales de
Rembrandt, quelques-unes de ses élèves et des dessins attribués à Rembrandt ou à son entourage. Les gravures de Rembrandt, appartenant à l’importante collection de gravures néerlandaises constituée par le duc d’Aumale, n’avaient encore jamais été exposées au public. Cabinet d’Arts Graphiques. Domaine de Chantilly. Du 27 janvier au 3 juin 2018.
Issoudun. Jean le Moal Co-organisée avec le Musée de Valence et le Musée des Beaux-Arts de Quimper, l’exposition Jean Le Moal (1909-2007), dix ans après sa mort, rend hommage à l’œuvre un peu oubliée de cette figure de l’abstraction lyrique d’après-guerre, créateur de peintures lumineuses et colorées, mais aussi de vitraux, tapisseries, mosaïques, parfois en collaboration avec Manessier et Bazaine. Du 10 février au 13 mai 2018. Musée de l’Hospice Saint-Roch.