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L'agora des arts - Des expositions à paris, en france et à l'étranger

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Arles, les fouilles du Rhône.

samedi 10 mars 2012

Du 9 mars au 25 juin 2012
Louvre (Espace Richelieu)
Tous les jours, sauf mardi, de 9h à 17h30
Nocturne mercredi et vendredi, jusqu’à 21h30
Accès avec le billet d’entrée au musée : 10€
www.louvre.fr

Le riche passé d’Arles la romaine avec son imposante architecture et son intense activité commerciale n’en finit pas de ressortir des eaux du Rhône. Fouillé par les archéologues depuis vingt-cinq ans, le fleuve tumultueux continue de livrer ses trésors engloutis : chapiteaux et colonnes, outils du quotidien, pièces d’orfèvrerie romaines, sculptures en bronze, amphores, fragments de statues souvent uniques comme cette superbe statue de Neptune en marbre ou cette tête en marbre de Phrygie (Turquie) découverte en 2007, identifiée comme étant celle de César en la comparant avec son portrait gravé de son vivant sur des monnaies. Comment ces objets se sont-ils retrouvés au fond du fleuve ? C’est l’un des intérêts de l’exposition Arles, les fouilles du Rhône au Louvre que de nous livrer les interprétations des archéologues et des historiens sur une soixantaine d’objets trouvés, tout en retraçant l’histoire de la création d’Arles par Jules César qui voulait rivaliser avec Marseille, la ville complice de son pire ennemi Pompée. Le Rhône était à cette époque un vaste dépotoir. On y jetait notamment les amphores après avoir vidé leur contenu (huile, vin, sauces de poissons…) en cassant la pointe de leur fond. L’activité portuaire était aussi source de rejets ou de pertes, notamment lors du transbordement des marchandises depuis les cales des navires de haute mer vers les bateaux à fond plat chargés de les acheminer vers le Nord de la France et de l’Europe. Certaines cargaisons ont aussi été englouties suite à des naufrages. Le Rhône a ainsi livré une vaisselle en bronze de luxe importée d’Italie et les fouilles subaquatiques ont permis de localiser une trentaine d’épaves antiques piégées par des bancs de sable, au large des Saintes-Maries-de-la-Mer. Enfin l’érosion des berges provoquée par la violence des courants a entraîné par le fond nombre d’objets et même d’importants fragments d’architectures. Des découvertes qui ont aussi permis de comprendre que la rive droite de l’Arles antique (quartier de Trinquetaille) était beaucoup plus urbanisée que l’on ne pensait. Ces témoignages du passé, aussi émouvants que passionnants, sont présentés avec des œuvres du musée Calvet d’Avignon, du Louvre, du musée des beaux-arts de Vienne ( deux exceptionnels grands dauphins en bronze) et du musée des antiquités de Turin qui apportent d’intéressants éléments de contexte.

Catherine Rigollet