Partenariat et publicité Liens utiles Contact La rédaction Suivre la vie du site RSS 2.0 Logo FaceBook Logo Twitter
L'agora des arts - Des expositions à paris, en france et à l'étranger

Accueil > Expos à Paris > Archives expo à Paris > Beauté animale, de Dürer à Jeff Koons > Beauté animale, de Dürer à Jeff Koons

Beauté animale, de Dürer à Jeff Koons

jeudi 22 mars 2012

Du 21 mars au 16 juillet 2012
Grand Palais, entrée Clemenceau
Tous les jours, sauf mardi, de 10h à 20h
Nocturne le mercredi jusqu’à 22h
Plein tarif 12€
www.rmngp.fr

A lire :
- "Beauté animale", le petit Journal du Grand Palais (3,50€) qui fait le portrait de quelques animaux célèbres (telle Zarafa, la girafe offerte à Charles X par le vice-roi d’Egypte en 1826), dresse un glossaire de l’animal de A à Z et zoom dans une œuvre en décryptant le fabuleux "Chat blanc" peint par Bonnard.
- "A la gloire des bêtes", d’Emmanuelle Héran. H.S Découvertes Gallimard (8,40€)

L’animal est un sujet très à la mode dans les musées et galeries. Après la manifestation nationale Monuments et Animaux en 2011 et l’exposition Bêtes off à la Conciergerie, 2012 poursuit dans la même veine avec : 250 animaux de grès et de porcelaine à la galerie parisienne de la Cité de la céramique, Carrément sauvage au Carré Rive gauche, 100 sculptures animalières de Bugatti, Pompon, Giacometti au musée des Années Trente et cette Beauté animale au Grand Palais. À toutes les époques et dans toutes les civilisations, les artistes ont puisé leur inspiration dans la faune sauvage ou domestique. De Dürer à Jeff Koons, en passant par Rembrandt, Audubon, Barye, Boel, Géricault, Van Gogh ou Giacometti, l’exposition explore les rapports que les artistes entretiennent avec les animaux et la façon dont ils les ont représentés : anatomique, naturaliste, symbolique…Elle fait défiler tout un bestiaire qui se divise entre animaux nobles (chevaux, chiens, paons, lions…) et de mauvaise réputation (chat avant le XVIIe siècle, crapaud, araignée…). Il y a des chefs-d’œuvre comme le Combat de chats de Goya, la Chauve-souris de Vincent van Gogh, Le Chat de Giacometti, le Tigre dévorant un gavial de Barye, le Crapaud de Picasso. Des absents aussi, tel le célèbre Lièvre de Dürer que l’Albertina à Vienne ne prête jamais (« remplacé » ici par le non moins très beau Lièvre entouré de plantes de Hans Hoffmann, inspiré de celui de Dürer) et des manques. On aurait souhaité voir des pièces plus pertinentes de Louise Bourgeois que cette petite encre de Chine représentant Spider (la femme araignée). Révélant notre rapport ambigu et changeant à l’animal, l’exposition se termine par le monumental Ours blanc tout en rondeur de Pompon, rappelant la menace d’extinction qui pèse sur certaines espèces. Avec plus de 61 millions d’animaux de compagnie en France, voilà encore une exposition qui devrait séduire.

Catherine Rigollet