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L'agora des arts - Des expositions à paris, en france et à l'étranger

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Bernard Zehrfuss. La poétique de la structure

jeudi 19 juin 2014

Du 19 juin au 13 octobre 2014
Cité de l’architecture & du patrimoine
Palais de Chaillot
1, place du Trocadéro – 75116 Paris
Ouvert tous les jours, sauf le mardi, de 11h à 19h
Nocturne le jeudi jusqu’à 21h
www.citechaillot.fr

 

- Table ronde « Bernard Zehrfuss, une œuvre vivante » :
Mardi 16 septembre 2014, de 19h à 21h.

« Depuis les grandes cathédrales gothiques, on n’a rien fait de semblable ! » s’enthousiasme André Malraux lors de l’inauguration du Cnit à la Défense, édifié entre 1952 et 1958, l’un des édifices les plus marquants de l’après-guerre. La presse mondiale salue la plus grande voûte du monde, un record de portée, cosignée par Bernard Zehrfuss, Robert Camelot, Jean de Mailly, associés à l’ingénieur Nicolas Esquillan et Jean Prouvé pour les façades. Bernard Zehrfuss (1911-1996), figure majeure de l’architecture des Trente Glorieuses, Premier Grand Prix de Rome en 1939, inscrit dans la lignée des architectes dits « rationalistes », s’est engagé très tôt sur la route de la modernité en n’hésitant pas à utiliser les modes de production les plus novateurs de son temps. Il s’est déjà fait un nom en 1953 avec le siège de l’Unesco à Paris. Cosigné avec ses confrères Marcel Breuer et l’ingénieur italien Pier Luigi Nervi, le bâtiment principal dessiné en « Y », porté par 72 piliers en béton et se caractérisant par ses façades incurvées répondant au plan en hémicycle de la place de Fontenoy est d’une modernité qui surprend. Zehrfuss sera seul en charge des extensions du siège. Une construction en hauteur étant refusée pour le bâtiment IV, c’est en s’inspirant des maisons enterrées de la ville antique de Bulla Regia en Tunisie qu’il trouve une solution, enterrant l’ouvrage dans le sol. Ce principe d’« architecture invisible » qui lui est chère trouvera sa pleine expression au musée de la civilisation gallo-romaine de Lyon, sa dernière œuvre emblématique (1967-1975), une architecture dont il a imaginé les puissants arcs-boutants en béton du bâtiment enfouis dans la colline de Fourvière.

On doit aussi à Zehrfuss des immeubles de logements, de bureaux et des bâtiments industriels : l’imprimerie Mame à Tours (1953), l’usine Renault de Flins (1957), ou encore le siège social de Siemens à Saint-Denis, construit en 1970, une mini-tour de sept étages qu’en habitué des défis constructifs, Zehrfuss a conçu avec un noyau central en béton auquel sont suspendus des planchers métalliques par un savant jeu de tirants ; les étages reliés par un superbe escalier en colimaçon. Quarante ans plus tard, le groupe suisse UBS a confié la réhabilitation du bâtiment aux jeunes architectes Bléas & Leroy qui l’ont revisité avec le souci de respecter l’œuvre de Bernard Zehrfuss. Car c’est aussi un challenge que de continuer à faire vivre aujourd’hui ce patrimoine architectural des années 1970, en l’adaptant notamment aux nouvelles contraintes environnementales.
À travers maquettes, dessins originaux, photographies, plans et films d’époque, cette –trop- petite exposition, dont le commissariat est assuré par la journaliste et critique d’architecture, Christine Desmoulins, spécialiste de l’œuvre de Zehrfuss, invite à redécouvrir un ensemble d’architectures majeures et l’incroyable maîtrise d’œuvre d’un architecte qui fut aussi un urbaniste, concepteur avec ses confrères Camelot et de Mailly du premier schéma d’aménagement du quartier de La Défense.

Catherine Rigollet

- Un cycle de promenades est proposé autour de l’œuvre de Bernard Zehrfuss :
Samedi 12 juillet 2014 - 11h/17h : « L’habitat du plus grand nombre », avec Hélène Santelli, architecte.
Samedi 27 septembre 2014 - 11h/17h : « La modernisation de la capitale : du Cnit à la Canopée », avec Régis Labourdette et Catherine Blain, historiens.
Vendredi 3 octobre 2014 - 13h/18h : « Un monument du XXe siècle : le siège de l’Unesco », avec Vanessa Fernandez et Catherine Blain, historiennes.
Samedi 27 septembre 2014 -14h à Lyon : « Le musée de la civilisation gallo-romaine de Lyon », avec Hugues Savay-Guerraz, directeur du musée et Clotilde Redon, historienne de l’architecture.

Visuel page expo : Palais de l’Unesco, 7 place de Fontenoy, Paris (1952-1958), vue de la façade avec le mobile de Calder. Photo Vincent Mercier ©AD France/Vincent Mercier. Et Musée de la civilisation gallo-romaine à Lyon (1969-1975), vue de l’escalier principal, 2014, photographe Christian Thioc. Visuel vignette : CNIT en 1964. D.R