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L'agora des arts - Des expositions à paris, en france et à l'étranger

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Berthe Morisot. L’impressionnisme au féminin

mercredi 14 mars 2012

Du 8 mars au 1er juillet 2012
(prolongation jusqu’au 29 juillet)
Musée Marmottan Monet
2, rue Louis-Boilly, 75016 Paris
Tél. 01 44 96 50 33
www.marmottan.com

 

 

- A lire :
Catalogue de l’exposition richement illustré, 264 pages, 200 illustrations, Editions Hazan, 35 euros.

Même si la vie de Berthe Morisot (1841-1895) nous est devenue familière à travers les biographies que lui ont consacrées Anne Higonnet, Dominique Bona ou Jean-Dominique Rey, une rétrospective de son œuvre telle que nous la propose le musée Marmottan Monet, la première de cette ampleur à Paris depuis 1941, nous dévoile encore tout un pan méconnu de cette figure essentielle de l’Impressionnisme, à la fois modèle de Manet et artiste originale. D’abord sur les années de formation de cette jeune bourgeoise qui s’initie, aux côtés de sa sœur Edma, auprès de Guichard qui l’inscrit au Louvre où elle copie Véronèse, puis de Oudinot et de Corot avec qui elle découvre la peinture en plein air. Du peintre des femmes, des enfants et des jeunes filles (et l’on voit grandir sa fille Julie à travers les tableaux de sa mère), on connaissait moins les paysages qu’elle réalise près de ses résidences franciliennes et au gré de ses voyages. À la fin de l’exposition, dans une salle d’œuvres graphiques, on touche au plus près du processus créatif de Berthe Morisot, à son travail préparatoire par les dessins, pastels et aquarelles exposés, qui sont des œuvres en elles-mêmes, ou par les quelques rares carnets de croquis conservés au musée. Le dessin devient d’ailleurs un élément majeur de son travail dans les dix dernières années de sa vie. Ce qui fait dire justement à Marianne Mathieu, commissaire de l’exposition, qu’une des principales caractéristiques de l’œuvre de Morisot serait « une tendance à traiter indifféremment l’huile, l’aquarelle et le pastel ou plutôt à retranscrire dans ses tableaux l’atmosphère limpide et la touche légère qui sont traditionnellement du domaine de l’aquarelle et qui confèrent à son œuvre une fraîcheur particulière.  » Et que dire de ce roman familial qui court de sa sœur chérie Edma à sa fille adorée Julie en passant par Edouard Manet, qui a peint d’elle onze portraits à l’huile, et son frère Eugène que Berthe épouse en 1874, ce qui mit fin à son rôle de modèle, désormais consoeur et belle-sœur ! « La singularité de Berthe Morisot fut, selon Paul Valéry, lui aussi membre de la famille puisqu’il était marié à une nièce de Berthe, de vivre sa peinture et de peindre sa vie, comme si ce lui fût une fonction naturelle et nécessaire, liée à son régime vital, que cet échange d’observation contre action, de volonté créatrice contre lumière. » À travers 150 œuvres, issues de musées et de collections particulières, cette exposition resitue le parcours magistral de Berthe Morisot au sein du mouvement impressionniste dont elle apparaît comme une artiste majeure, « le lien entre le dessin de Renoir et la dissolution des formes de Monet.  »

Jean-Michel Masqué