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L'agora des arts - Des expositions à paris, en france et à l'étranger

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C’est la vie ! Vanités de Caravage à Damien Hirst

mardi 9 février 2010

Du 3 février au 28 juin 2010
Musée Maillol
61, rue de Grenelle, 75007
Tél. 01 42 22 59 58
Tous les jours sauf mardi
www.museemaillol.com

Célèbre notamment pour avoir réalisé un crâne en platine serti de diamants, Damien Hirst a livré un crâne entier recouvert de mouches noires pour l’exposition C’est la vie ! qui en aligne des dizaines d’autres, de tous les styles, sur trois étages. L’image du crâne et du squelette pour représenter la mort et la vanité de la vie est d’usage universel et intemporel et ce thème n’a jamais cessé de hanter, de fasciner, d’interroger les artistes. A partir du 18è siècle, en référence à cet aphorisme de l’Ecclésiaste « Vanité des vanités, tout est vanité », le terme de vanité s’impose en France pour nommer les natures mortes dont la composition allégorique suggère que l’existence terrestre est vaine, la vie humaine précaire et futile. Patrizia Nitti, nouveau directeur artistique de la Fondation Dina Vierny -musée Maillol, s’est attelée pour sa première exposition à présenter environ 160 œuvres (et presque autant d’artistes) qui illustrent ce thème, des mosaïstes de Pompéi aux graveurs des danses macabres médiévales, des peintres de Vanités du XVIIe siècle aux surréalistes du XXe, des artistes du néo-Pop Art aux provocateurs de l’art le plus récent. On y croise quelques pièces célèbres comme ce Saint-François agenouillé de l’espagnol Zurbaran totalement absorbé dans la contemplation d’un crâne, le Saint-François en méditation du Caravage ou cet Extase de Saint François d’après Georges de la tour. Loin de la morbidité ou d’un hommage à Thanatos, on y découvre en franchissant le 20ème siècle une philosophie souvent plus allègre (L’Oisillon de Dieu de Jan Fabre, Cindy Sherman et son crâne fleuri, Serena Carone et son Crâne gaulois) et parfois beaucoup d’impertinence et de dérision assez loin du sacré comme chez Spoerri (La lionne et le chasseur), Erik Dietman (La Sainte Famille à poil, nature morte pour Carême) ou encore Jean-Michel Alberola, pour qui la mort se résume à Rien, un lumineux néon.

Catherine Rigollet