Partenariat et publicité Liens utiles Contact La rédaction Suivre la vie du site RSS 2.0 Logo FaceBook Logo Twitter
L'agora des arts - Des expositions à paris, en france et à l'étranger

Accueil > Expos à Paris > Archives expo à Paris > Days are dogs. Carte blanche à Camille Henrot > Days are dogs. Carte blanche à Camille Henrot

Days are dogs. Carte blanche à Camille Henrot

samedi 2 décembre 2017

Du 18 octobre 2017 au 7 janvier 2018
Palais de Tokyo
13 Avenue du Président Wilson, 75116 Paris
Ouvert de midi à minuit, tous les jours sauf le mardi
Fermé le 25 décembre et le 1er janvier
Fermeture à 18h les 24 et 31 décembre
Entrée : 12€
www.palaisdetokyo.com

D’entrée de jeu, il faut avouer qu’on n’a pas compris grand chose à cette carte blanche donnée à Camille Henrot, Lion d’Argent à la Biennale de Venise 2013 pour sa vidéo Grosse fatigue. Née en 1978, elle vit aujourd’hui à New York.
Une scénographie soignée et efficace, une centaine d’œuvres s’offrant en sept scènes correspondant aux sept jours de la semaine (invention humaine, souligne l’artiste), voilà qui devrait faire de cet exploit (occuper les 22 000 m2 du Palais de Tokyo) un événement séduisant.

Mais voilà, le parcours est plombé par un discours intellectuel dans lequel se mêlent philosophie, étymologie, mythologie, littérature, et références à notre quotidien régi par les réseaux sociaux et les GAFA. Bref, on voudrait pouvoir regarder les sculptures, les vidéos, les installations sans s’encombrer de plus que ce que notre regard veut y trouver. Serait-ce trahir l’artiste ? Car Camille Henrot explore les tensions qui nous façonnent. Dans les rapports humains, dans notre lutte ou notre abandon vis à vis de l’hyperconnectivité et de l’hyperconsommation. Dans notre approche de l’argent (ah, ce ruisseau de pièces), de la sexualité, de l’art. Une grande absente : la spiritualité, malgré ces Dieux dont dérivent les noms des jours de la semaine…
Dans cet “archipel d’œuvres”, on s’amusera de l’installation Office of Unreplied emails qui dénonce, avec humour et en vers, l’invasion de courriels non sollicités qui marque notre quotidien. On s’intéressera plus à la façon dont son travail de fresque a pu être apporté de Rome à Paris qu’aux dessins basiques qui y figurent, et on pensera au travail de Taryn Simon devant Jewels from the Personal Collection of Princess Salimah Aga Khan, une sorte d’herbier dont les pages sont celles du catalogue de vente des dits bijoux. On vous laissera découvrir le reste de l’archipel…

Elisabeth Hopkins

Visuel : Camille Henrot, A Long Face (détail), 2016, fresque, 423 x 400 cm, photo : Daniele Molajoli. Courtesy de l’artiste, de la Fondazione Memmo (Rome) et de kamel mennour (Paris/Londres) ; König Galerie(Berlin) ; Metro Pictures (New York). © ADAGP Paris 2017.