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L'agora des arts - Des expositions à paris, en france et à l'étranger

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Elizabeth Garouste. "Chimères"

lundi 23 novembre 2015

Galerie Polad-Hardouin
Du 19 novembre 2015 au 13 janvier 2016
Fermé entre le 23 décembre et 5 janvier
86, rue Quincampoix – 75003 Paris
Du mardi au samedi, de 11h à 19h
Tél. 01 42 71 05 29
www.polad-hardouin.com

Connue comme designer depuis 30 ans sur la scène internationale, en duo durant vingt-deux ans avec le créateur Mattia Bonetti avec lequel elle renouvela les arts décoratifs français mêlant les influences (notamment le XVIIIe siècle) avec liberté et inventivité, Elizabeth Garouste qui se dit « créatrice d’objets », est une artiste à part entière. Cette nouvelle exposition de ses œuvres dans la galerie de Dominique Polad-Hardouin le confirme.

Elle y présente une belle sélection de ses Chimères. Des sculptures, des collages, des dessins à l’encre et à la mine de plomb (une forme d’écriture automatique dit-elle), qui tous parlent d’Éros et de Thanatos, de démons et merveilles, de bénéfique et de maléfique, d’une femme en liberté surtout, qui y révèle avec audace ses territoires secrets et ses angoisses. Mais même dans ses Chimères, la designer n’est jamais très loin et la fonctionnalité des œuvres ressurgit parfois, comme dans des miroirs ou cette paire de bougeoirs Turlututu aux formes suggestives.

Épouse du peintre Gérard Garouste, Elizabeth (née Rochline, à Paris en 1949 dans une famille juive immigrée des pays de l’Est) a créé un univers tout aussi symbolique et chargé d’imaginaire, parfois aussi très « in-tranquille », mais très éloigné dans le style ; à lui la tentation maniériste, à elle un penchant pour le baroque et le sens du détail mâtiné de l’art brut d’un Chaissac.

Dans une belle profusion de symboles érotiques, de formes organiques et de matières (métal, plâtre, céramique, tissu, papier) où le noir & blanc domine sans exclure les couleurs vives comme dans ces deux grandes « tapisseries » (Sirène et Zéphir, 2015) faites de pièces de tissus rouge sang, jaune soleil, vert acide et bleu pétard, cousues sur un fond imprimé de toile de Jouy, c’est tout un univers onirique qui s’impose, souvent inquiétant. Des têtes suspendues à un « arbre » ou pendues au bout de fils, des oiseaux et des chevelures en forme de sexes, des masques à plusieurs faces, des gisants aux bras en forme de serpents, etc. Une œuvre à la fois tourmentée et cathartique.

Catherine Rigollet

Visuel : Elizabeth Garouste, Monsieur Pénis, 2015, ©Elizabeth Garouste. Courtesy Galerie Polad-Hardouin. Elizabeth Garouste, Les Pendus, 2015, ©Elizabeth Garouste. Courtesy Galerie Polad-Hardouin.