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L'agora des arts - Des expositions à paris, en france et à l'étranger

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Fondation Vuitton. Exposition inaugurale

samedi 25 octobre 2014

Accrochage 1, du 27 octobre au 24 novembre 2014
Exposition Franck Gehry, Fondation Vuitton 2002-2014, jusqu’au 16 mars 2015
8, avenue du Mahatma Gandhi –Bois de Boulogne - 75116 Paris
Lundi, mercredi, jeudi, de 12h à 19h. Vendredi jusqu’à 23h.
Samedi et dimanche de 11h à 20h. Fermé le mardi.
(Ouvert tous les jours de 10h à 20h, et le vendredi jusqu’à 23h pendant les vacances scolaires)
Fermeture les 25 décembre et 1er janvier
Entrée : 14€ (donnant aussi accès au Jardin d’acclimatation)
Tél. 01 40 69 96 00
www.fondationlouisvuitton.fr

 

- Comment s’y rendre :
Navette électrique depuis la Place Charles de Gaulle, en haut de l’avenue de Friedland, toutes les 15 minutes. Station Vélib, arrêt Fondation Louis Vuitton. Bus 244, arrêt devant la Fondation le week-end.

 

A côté de la Collection présentée en accrochages successifs, l’activité de la Fondation s’attachera à une programmation régulière d’expositions, faisant alterner projets contemporains et mises en perspectives historiques : l’exposition monographique d’Olafur Eliasson accompagnera la phase 2 de l’inauguration (17 décembre 2014 au 16 février 2015) et "Les Clefs d’une passion", la phase 3 (à partir du 3 mars 2015).

Ce fut un secret bien gardé. Quelques jours même avant son ouverture, bien peu filtrait sur les œuvres des collections de la Fondation et de Bernard Arnault qui apparaitraient sur les cimaises du chef d’œuvre de Frank Gehry. Le voile est enfin levé : le visiteur est accueilli par une rose de 8 mètres de l’artiste multimédia Isa Genzken, seule œuvre à partager le Niveau 0 avec l’exposition de films, maquettes et croquis, scénographiée avec une dynamique de lumières et de transparences spectaculaire, consacrée à l’architecte américain et à la genèse de la construction du musée. Elle fait écho à la rétrospective que le Centre Pompidou consacre à l’architecte (jusqu’au 26 janvier 2015).

Une immense salle est consacrée à Gehrard Richter, un survol rapide de l’évolution de son style vers l’abstraction géométrique colorée ; couleur qui est à l’honneur plus loin avec les abstractions minimalistes d’Ellsworth Kelly et l’œuvre néon de Bertrand Lavier. Christian Boltanski, avec 6 Septembre (2005), offre une triple vidéo de faits et événements (qui ont eu lieu un 6 septembre – date de la naissance de l’artiste – entre 1944 et 2004). Ils défilent à toute vitesse et c’est au spectateur de faire ses arrêts sur image avec les trois boutons mis à sa disposition. Il peut aussi saisir un téléphone, faire un numéro et entendre un poème en anglais. Il devient alors partie de Dial a poem, l’œuvre de l’artiste new-yorkais underground des années 60, John Giorno.

Aux œuvres de la collection s’ajoutent les commandes : Where the slaves live (2014) de l’artiste argentin Adrián Villar Rojas, œuvre composite faite de strates de matériaux organiques et de vêtements, chaussures et autres objets, symbole de la fragilité de l’écologie planétaire, s’est posée sur l’une des terrasses ouvertes ; Strange Magic, un film de Sarah Morris, avec musique de Liliam Gilick, est un hommage au travail des bâtisseurs de la Fondation, mis en parallèle avec celui des ouvriers des parfums Dior. Avec Inside the horizon, Olafur Eliassona a disposé sur une petite centaine de mètres 43 colonnes triangulaires permettant un jeu de reflets, de réfractions, où se tissent intimement l’architecture, les plans d’eau, la lumière du jour ou de la nuit, et l’image multiple du visiteur.

Dans ce parcours un peu labyrinthique, il ne faut surtout pas manquer la superbe œuvre de l’américaine Taryn Simon : véritable anthologie des instants oubliés, des sentiments cachés ou trop violemment exprimés, des nostalgies et des espoirs (certains inventés de toute pièce) des ouvriers du chantier. Un catalogue des objets, graffiti et petits papiers que les finitions du chantier ont masqués derrière le dernier revêtement. Une œuvre d’humour, de respect et d’émotion qui met à l’honneur les oubliés qui ont permis la construction du « magnifique vaisseau qui symbolise la profonde vocation culturelle de la France », dont rêvait Frank Gehry.

Elisabeth Hopkins

Visuel page expo : Isa Genzken, Rose II (2007), 800 cm, acier inoxydable, aluminium, laque.
Visuel page d’accueil : Olafur Eliasson, Inside the Horizon (2014), acier inoxydable, aluminium, système lumineux LED, verre coloré, miroir. 5,4 x 5,2 x 91m. Photo : EH. Courtesy Fondation Vuitton.
Visuel vignette : Bertrand Lavier - Empress of India ©ADAGP, Paris 2014 ©Fondation Louis Vuitton Marc Domage.