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L'agora des arts - Des expositions à paris, en france et à l'étranger

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Françoise Vergier. La fille au soutien-gorge bleu

samedi 20 décembre 2014

Du 29 novembre 2014 au 17 janvier 2015
Claudine Papillon Galerie
13, rue Chapon - 75003 Paris
Ouvert du mardi au samedi, 11h à 19h
Entrée libre
Tél : 01 40 29 07 20
www.claudinepapillon.com

Le Caire, samedi 17 décembre 2011, manifestations anti-régime : une dizaine de militaires trainent par son abaya noire une jeune femme, révélant son blue-jean et son soutien-gorge bleu. La vidéo de la scène se répand comme trainée de feu sur le Web. Alors qu’elle cherchait comment sculpter une figure féminine allongée, Françoise Vergier (née en 1952) est tombée sur cette vidéo. Un déclic qui, trois ans de travail plus tard, lui permet d’offrir un ensemble d’œuvres inspirées par les affects que suscitait la vidéo : violence, humiliation, fragilité, colère, indifférence. Le dessous féminin couleur de ciel devient le symbole non pas uniquement de la révolution égyptienne mais de la violence contre les femmes et du harcèlement sexuel exercé encore dans de trop nombreux pays. Françoise Vergier l’introduit dans des œuvres bi- ou tridimensionnelles pour lesquelles elle use de médias et techniques variés : néon, gouache, pastel, plâtre, terre cuite. La première œuvre de 2012 est une sculpture à échelle humaine de la jeune femme égyptienne, trainée au sol. Un fusain de la même année montre clairement le pied du soldat – scène très nette dans la vidéo – qui va s’écraser sur le sein gauche tendu de bleu de la jeune femme. Dans les dernières, un néon encercle un soutien-gorge dans un halo bleu. Il y a de multiples façons pour un artiste, qui n’est pas un journaliste, d’être le témoin de son temps. Françoise Vergier est une créatrice qui ne s’enferme ni dans sa créativité ni dans sa nationalité mais qui utilise son art pour refléter, sans pathos comme ici, les lâchetés de son époque.

Elisabeth Hopkins

Visuel : Françoise Vergier. La vénus de la place Tahrir, 2012. 131 x 79 x 177 cm. Plâtre, bois, n°1/3.

Sur le même thème, l’artiste égyptien Moataz Nasr a créé El Shaab [The People] (2012), une installation de 25 personnages de céramique qui incluait, dans une petite scène séparée, la jeune femme maltraitée par trois personnages casqués.