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L'agora des arts - Des expositions à paris, en france et à l'étranger

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General Idea. Rétrospective, 1969 – 1994

dimanche 13 février 2011

Du 11 février au 29 mai 2011
Musée d’Art moderne de la Ville de Paris
11, av du Président Wilson - 75116
Tarif plein 7€
Tél. 01 53 67 40 00
www.mam.paris.fr

C’est la première exposition rétrospective dédiée à ce collectif canadien, un trio qui s’est doté d’un nom générique lui permettant de se « libérer de la tyrannie du génie individuel ». Fondé en 1969 à Toronto par Felix Partz, Jorge Zontal (tous deux décédés du sida en 1994) et AA Bronson (qui poursuit aujourd’hui sa propre création) General Idea a élaboré une œuvre complexe et multimédia, où sans cesse s’entremêlent réel et fiction au service d’une relecture mordante, transgressive et souvent parodique du fait artistique et social. La réalité ne leur convenait pas, ils ont donc créé de l’art et de la fiction pour inventer leur propre réalité, allant même jusqu’à imaginer une Miss General Idea, personnage fictif qui fut tout à la fois muse et objet, image et concept. Partant d’une conception de l’image vue tel un virus infiltrant la société, General Idea s’en empare afin de l’habiter et d’en modifier le contenu, élaborant ainsi une possible version alternative de la réalité. À travers une sélection de près de trois cents œuvres, installées dans un parcours non chronologique, on traverse les thèmes forts du trio. Dès les années 1970, à l’époque où émergent les revendications concernant les droits des homosexuels, General Idea s’interroge de manière originale sur la sexualité et choisit souvent un caniche (animal banal) pour illustrer son propos. Le collectif d’artistes s’intéresse aussi au processus créatif, au glamour comme outil de création et facteur de reconnaissance, aux liens aux médias et à la culture de masse, au consumérisme visuel et intellectuel. Le sida sera leur dernier thème de création, de combat, et de mort pour deux des artistes du groupe. Le tentaculaire et emblématique projet AIDS est créé en prenant modèle sur le tableau Love (1964) de Robert Indiana, détournant cette image pop de la génération « power flower » et de l’amour libre en campagne de pub pour lutter contre une maladie. Ce motif et ce thème seront ensuite déclinés en diverses formes, jusqu’en 1994. Entre peintures et installations, sculptures et photographies, vidéos, magazines et programme télévisé, l’exposition explore cette œuvre qui n’a rien perdu de sa fraîcheur et de son esprit subversif.

Catherine Rigollet