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L'agora des arts - Des expositions à paris, en france et à l'étranger

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James Edward Deeds. The Electric Pencil

mercredi 4 décembre 2013

James Edwards Deeds. The Electric Pencil
Du 29 novembre 2013 au 11 janvier 2014
Galerie Christian Berst
Passage des Gravilliers - 10, rue Chapon 75003
Du mardi au samedi, de 14h à 19h
www.christianberst.com

Derrière l’œuvre de James Edward Deeds, né en 1908 au Panama avant d’immigrer en 1920 avec ses parents aux États-Unis, se cache l’histoire tragique d’un jeune Américain interné dans un hôpital psychiatrique, à l’âge de 17 ans. Il y restera la plus grande partie de sa vie, réalisant, entre 1936 et 1966, à la mine de plomb, à l’encre et au crayon de couleur, deux cent quatre-vingt-trois dessins sur des feuilles à en-tête officiel de l’établissement, le « State Lunatic Asylum, No. 3 », à Nevada au Missouri. Deeds y représente des personnages aux grands yeux ronds et au regard souvent halluciné, vêtus avec élégance et portant chapeaux, mais aussi des animaux, des véhicules, dont des bateaux à vapeur, ou encore des paysages et des vues de l’hôpital. Dessinées recto et verso, accompagnées de légendes tracées en lettres majuscules, ces pages sont numérotées et rassemblées cousues dans un album confectionné avec soin par celui qu’on surnommera The Electric Pencil (Le Crayon électrique ) à cause des lettres « ECT » qui figurent dans plusieurs de ses dessins (notamment le 197 auquel il a ajouté PENCIL) et qui est vraisemblablement un acronyme pour le terme « électroconvulsivothérapie ».

Une existence ravagée par les électrochocs et un œuvre dessiné d’une grande délicatesse dont nous ne saurions rien si, dans les années soixante-dix, un adolescent n’avait pas sauvé d’une poubelle ce volume à la reliure de cuir. Entré en 1977 dans une maison de retraite, James Edward Deeds a visiblement cessé de dessiner, il décède d’une crise cardiaque en 1987. Il faudra attendre les années 2000 pour que le contenu de son album soit exposé à New York et fasse l’objet d’un catalogue raisonné. Ces 140 planches recto verso, encore anonymes, eurent immédiatement un grand retentissement, dont le New York Times et Art in America se firent l’écho. Du 15 mars au 30 juin 2013, la collection de l’art brut à Lausanne a consacré une grande exposition européenne aux dessins de James Edward Deeds (prêtés par Hirschl & Adler Galleries à New York). Pour la première fois en France, la galerie Christian Berst présente une exposition monographique de cet outsider artist américain.

Catherine Rigollet

Visuel : James Edward Deeds, Steamer Ship Rucian (3839), recto, circa 1950. Graphite et crayon de couleur sur papier administratif, 23.5 x 21.4 cm.
Rebel. Girl. Lion (169170), verso, circa 1950. Graphite et crayon de couleur sur papier administratif, 23.5 x 21.
Courtesy Christian Berst.