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L'agora des arts - Des expositions à paris, en france et à l'étranger

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Jan Fabre. Hommage à Jérôme Bosch au Congo

mercredi 4 mars 2015

Du 28 février au 11 avril 2015
Galerie Templon
30, rue Beaubourg – 75003 Paris
Du lundi au samedi, 10h-19h
Tél. 01 42 72 14 10
www.danieltemplon.com

 

En 2013, Jan Fabre (né en 1958 à Anvers), internationalement reconnu pour son œuvre d’homme de théâtre, de plasticien et d’auteur, avait présenté à la galerie Templon ses gisants et ses sculptures de cerveaux habités par des insectes. L’artiste revient en 2015 avec d’autres insectes, des scarabées-bijoux cette fois (issus d’élevages), ou plutôt leurs élytres cornés, verts et bleus, assemblés par milliers (par les petites mains de son atelier) pour former de grandes mosaïques aux reflets irisés.
Mais que raconte Jan Fabre dans ses fresques très kitsch ? Fasciné par le scarabée, symbole de l’immortalité et de la régénération du soleil dans la mythologie égyptienne, mais aussi du diable et du mal dans la peinture nordique des XVIe et XVIIe siècles, séduit par la beauté de ses ailes dures et bombées qui offrent une vision continuellement changeante, Jan Fabre l’utilise comme médium pour évoquer le passé colonial de la Belgique. Un travail artistique créé de 2010 à 2013 à l’occasion du cinquantième anniversaire de l’indépendance du Congo, et dont on a pu découvrir quelques œuvres en 2013-2014 au Palais des Beaux Arts de Lille, dans l’exposition Jan Fabre Illuminations, hommage à Jérôme Bosch au Congo.

À des images allusives ou métaphoriques sur les tortures, pillage des matières premières et des richesses, prostitution, endoctrinement forcé et propagande, sont associés des portraits d’hommes politiques (Léopold II, Baudouin Ier), de dignitaires religieux et de victimes de l’exploitation coloniale. Jan Fabre emprunte aussi au peintre flamand Jérôme Bosch (1450-1516), s’inspirant des scènes du Jardin des délices pour les réinterpréter en allégories de l’injustice, de la cruauté et de l’indifférence. De drôles d’oiseaux hybridés se sont aussi glissés dans l’exposition, symboles du péché comme chez Bosch, mais aussi témoignages de l’art de la métamorphose pratiqué par Fabre...et de ses explorations existentielles.

Catherine Rigollet

- Jan Fabre travaille actuellement à un projet de performance de 24h, Mount Olympus, qui sera montrée pour la première fois en juin 2015. En septembre 2016, il sera le premier artiste contemporain à exposer au musée de l’Ermitage à Saint-Pétersbourg.

Visuel page expo : Jan Fabre, The Pot Calls the Kettle Black, 2012. Élytres de coléoptères sur bois, 227,5 x 173 cm.Jan Fabre, Divine Fertility, 2015 - Mélange d’élytres de coléoptères, polymères et oiseau empaillé - 126 x 37 x 67 cm. Photo L’agora des Arts, mars 2014.