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Joan Miró. L’Arlequin artificier

samedi 22 juin 2013

Joan Miró. L’Arlequin artificier
Du 15 juin au 3 novembre 2013
Fonds Hélène & Edouard Leclerc pour la culture
Aux Capucins - 29 800 – Landerneau
Ouvert tous les jours
De juin à fin août, de 10h à 19h
De septembre à novembre, de 10h à 18h
Plein tarif : 6€
Tél. 02 29 62 47 78
www.fonds-culturel-leclerc.fr

 

- Catalogue de l’exposition, sous la direction d’Olivier Kaeppelin. 192 pages, 35€. Ed. Textuel

 

- Le siège du Fonds Hélène & Edouard Leclerc pour la culture est situé à Landerneau (Finistère) dans l’enceinte d’un ancien couvent de Capucins du XVIIe siècle, à proximité de l’emplacement de l’épicerie familiale fondée en 1949 par Edouard Leclerc, le père de Michel-Edouard. Restauré par les Leclerc après avoir servi d’entrepôt, le couvent des Capucins dispose d’une halle de 1200 m2 d’exposition et d’une grande chapelle du XVIIe siècle, avec une belle charpente en forme de coque de vaisseau retourné et une collection d’œuvres sacrées.

 

- Une autre exposition consacrée à Miró est présentée à La Fondation de l’Hermitage à Lausanne :
"Miró poésie et lumière". 80 œuvres provenant de la Fondation Miró à Palma de Majorque (œuvres de maturité). Du 28 juin au 27 octobre 2013.

Miró exposé aux Capucins de Landerneau, avec pas moins de 400 œuvres réunies par le Fonds Hélène & Édouard Leclerc dans la lumineuse et hyper-galerie de 1200m², et avec la complicité de ses amis Maeght, l’artiste catalan aurait apprécié.
Impossible en effet de dissocier les noms de Miró et de Maeght depuis la rencontre en 1947 de Joan Miró avec Aimé Maeght, lors de l’exposition du surréalisme dans sa galerie. Miró y exposera plus de quarante fois dans sa vie, séjournera à Saint-Paul chez les Maeght et investira dans les années 1960 la Fondation et ses jardins avec son œuvre in-situ, Le Labyrinthe, réinventant la sculpture monumentale en compagnie du céramiste Josep Llorens Artigas, son ami de jeunesse à Barcelone et de l’architecte José Luis Sert.
La Fondation Marguerite et Aimé Maeght, qui possède un fonds Miró avec lequel seule la fondation Miro de Barcelone peut rivaliser, s’est donc associée au Fonds Hélène & Édouard Leclerc pour rendre hommage à Joan Miró, né il y 120 ans, le 20 avril 1893 à Barcelone, et mort il y a 30 ans, le 25 décembre 1983 à Palma de Majorque.
Cette impressionnante exposition qui s’offre presque d’un seul coup d’œil au visiteur et au milieu de laquelle il peut librement déambuler, porte sur la deuxième période de la carrière de Joan Miró, de 1930 à 1983, quand celui-ci, tout en restant fidèle à la peinture, développe de nouvelles expressions artistiques : sculptures, gravures, céramiques, livres, tapisseries et poursuit son œuvre inventive et singulière.
Sous l’influence du surréalisme, mais porté par un esprit poétique et fantaisiste, Miró se frottant à toutes les techniques, notamment la gravure dans des œuvres parfois monumentales de plus de 2,30 mètres comme La Meneuse de lune ou La Guerrière de cent ans, a représenté avec virtuosité un univers de signes, de couleurs, de formes. Une œuvre immédiatement accessible, pas si abstraite qu’il n’y parait de prime abord, nous permettant de situer l’homme dans sa relation au monde, qu’il s’agisse de la nature, de l’histoire politique, de la sexualité ou du cosmos.

L’univers d’une pensée libre, pleine d’humour qui éclate au travers des œuvres de Miró, tout particulièrement dans ses sculptures, ces constructions d’objets mentaux porteuses de sens et d’interprétations par leurs formes symboliques comme cette Maternité, évoquée par ce qui ressemble à une courge creuse portant une graine ou ce Personnage et oiseau, dont le volatile est un avion. Car « la virtuosité doit dire quelque chose, sinon c’est creux », soutenait Miró, cet artiste sérieux, penseur, philosophe, mais toujours Arlequin drôle et curieux qui comme le disait Aimé Maeght « a eu 20 ans toute sa vie ». C’est Isabelle sa petite fille, gardienne du temple Maeght, qui a impulsé l’idée de cette rétrospective à Michel-Edouard Leclerc. Après Gérard Fromanger et Yann Kersalé en 2012, ce fan de BD qui dit militer pour l’accessibilité de l’art auprès du grand public s’est emparé avec gourmandise de Miró avec « l’envie de continuer à amener les grands noms de l’art moderne et contemporain à Landerneau et permettre aux habitants de les découvrir en liberté, dans un espace sans solennité et qui respire ». Objectif atteint avec ce Joan Miró. L’Arlequin artificier.

Catherine Rigollet

Visuel page d’accueil : Joan Miró, Naissance du jour II, 1964. Collection Fondation Maeght. Photo Claude Germain. © Successio Miró, Adagp, Paris. © Fondation Marguerite et Aimé Maeght, Saint-Paul de Vence. © Fonds Hélène & Edouard Leclerc pour la culture, 2013.
Visuel page expo : vue de l’exposition Joan Miró. L’Arlequin artificier. Photo et © L’Agora des Arts.