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L'agora des arts - Des expositions à paris, en france et à l'étranger

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Juan Gris. Rimes de la forme et de la couleur

vendredi 1er juillet 2011

Du 24 juin au 31 octobre 2011
Musée Paul Valéry
148, rue François-Desnoyer - Sète (Hérault)
Tous les jours de 9h30 à 19h
Plein tarif : 7 €
Tél. : 04 99 04 76 16
www.museepaulvalery-sete.fr

- Superbement situé sur les hauteurs de Sète, le musée Paul Valery avec son architecture inspirée du Corbusier domine le Cimetière marin, le brise-lames, l’entrée du port et la Méditerranée.

Alors, les peintres accouraient à Paris... Juan Gris (1887-1927), jeune Madrilène orienté vers des études d’ingénieur mais passionné de dessin, rejoint la capitale des arts en 1906. Très vite, il rencontre Picasso au Bateau-Lavoir et, par son entremise, s’installe dans l’atelier que Van Dongen vient de quitter. Le jeune homme de vingt ans, qui fréquente les habitués du lieu (Apollinaire, Max Jacob, André Salmon, Derain, Vlaminck...), se trouve au cœur d’une révolution esthétique majeure : l’invention du cubisme. En 1907, Picasso travaille sur Les Demoiselles d’Avignon tandis que Daniel-Henry Kahnweiler s’installe à Paris qui deviendra le marchand exclusif de Gris en 1913. En 1908, Picasso et Braque posent les bases du cubisme dans l’atelier voisin de Gris. On ne peut pas être plus au bon moment au bon endroit ! L’exposition de Sète n’est pas une rétrospective au sens strict, mais s’attache à montrer l’originalité du cubisme de Gris, son apport essentiel à ce qu’on a appelé le cubisme synthétique. « La synthèse s’opère chez lui », écrit Maïthé Vallès-Bled, directrice du musée Paul Valéry et commissaire de l’exposition, dans le catalogue (éditions Au fil du temps, 36 €), « par un dépouillement de plus en plus marqué, par une respiration nouvelle d’un espace fermé chez les peintres cubistes, par un éclatement de la couleur tout à fait atypique dans l’esthétique cubiste, par une sensibilité personnelle qui le conduit à observer la vie intérieure de chacun de ses sujets. »
Plutôt que de partir du réel comme ses devanciers Braque et Picasso, Juan Gris part du concept pour élaborer des figures en une déclinaison de formes et de couleurs. Car, une des originalités de Gris par rapport à ses amis cubistes réside dans son choix de couleurs vives qui fait de lui un « architecte de la couleur », un « poète plasticien » comme a pu le définir un observateur de l’époque. La cinquantaine d’œuvres présentées au musée Paul Valéry, issues de collections publiques et privées internationales, sont toutes accompagnées de commentaires contemporains, d’extraits d’écrits de Kahnweiler ou de Gris lui-même qui montrent à la fois la réception de l’œuvre mais aussi sa cohérence entre 1912 et 1927.

Jean-Michel Masqué