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L'agora des arts - Des expositions à paris, en france et à l'étranger

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Paris disparu, Paris restitué

lundi 17 mars 2014

Du 13 décembre 2012 au 31 décembre 2014
Crypte archéologique du parvis Notre-Dame
7, place Jean Paul II - 75 004 Paris
Du mardi au dimanche, de 10h à 18h
Fermeture le lundi et les jours fériés
Tél. : 01 55 42 50 10
Plein tarif : 5 €
www.crypte.paris.fr

Témoins de la création romaine de Lutèce, les vestiges conservés dans la Crypte archéologique constituent un formidable trésor pour comprendre l’histoire de Paris, jusqu’aux transformations haussmanniennes du XIXe siècle. Mais leur enchevêtrement est difficile à lire pour le grand public. L’exposition Paris disparu - Paris restitué s’y emploie. Organisée autour des ruines, elle les reconstitue, les intègre dans le quartier et fait revivre virtuellement ce dernier depuis l’Antiquité. Une époque prospère durant laquelle les Romains équipent Lutèce d’un aqueduc, d’un forum et de thermes dont les fondations sont encore dans un état de conservation remarquable.

Au fil du parcours, sur de grands écrans, apparaît alors Paris qui se construit et s’anime. Le rempart du IVe siècle, édifié pendant la période troublée des premières invasions barbares et qui assurait la défense de l’île de la Cité, cœur de la ville. Un quai sur lequel un bateau vient accoster, rappelant que L’île accueillait de nombreuses embarcations destinées au transport des marchandises et des personnes et que la Seine jouait un rôle primordial. Ses berges étaient le lieu d’activités quotidiennes, telles la baignade et la lessive, ou liées à l’économie de la ville : abreuvement des troupeaux, pêche, extraction de sable ou collecte de galets. À partir de 1160 commence le grand chantier d’une nouvelle cathédrale Notre-Dame. Sa reconstruction nécessite le percement d’une nouvelle rue : la rue Neuve-Notre-Dame dont le tracé se lit sur le sol de la crypte. Ce chantier, comme la reconfiguration du quartier environnant a été entièrement modélisé en 3D (par Dassault Systèmes) permettant ainsi une balade inédite dans le Paris médiéval dont beaucoup de bâtiments seront rasés au XVIIIe siècle pour améliorer la circulation et assurer la salubrité de l’île de la Cité. On retrouve ainsi dans les vestiges de la Crypte les caves de deux de maisons, dont l’une était une boucherie. À leur place, de nouveaux édifices seront édifiés, comme l’hospice des Enfants-Trouvés, en 1750. À la veille de la Révolution, plus de 8 000 enfants y sont annuellement enregistrés. Il sera démoli au XIXe siècle, comme l’ancien Hôtel-Dieu tandis que le quartier connaît un nouveau bouleversement de son visage dans le cadre de la grande rénovation urbaine conçue par le préfet Haussmann sous l’ordre de Napoléon III. Dans la Cité, la métamorphose est radicale : dix-sept églises sont détruites et de nombreuses ruelles disparaissent pour élargir et assainir les voies de circulation.

Depuis la fin du XIXe siècle, le parvis de Notre-Dame est resté inchangé. C’est à l’occasion de la création d’un égout à proximité du portail principal de la cathédrale en 1847que des premières fouilles « modernes » ont été menées sur l’île de la Cité. Une aubaine pour les archéologues et pour les visiteurs de la Crypte archéologique qui a elle-seule évoque l’évolution urbaine et architecturale de l’île de la Cité, cœur historique de Paris.

Visuels : Nicolas et Jean-Baptiste Raguenet (actifs au XVIIIème siècle), La joute des mariniers entre le pont Notre-Dame et le pont au Change, 1756, Paris, musée Carnavalet © Musée Carnavalet / Roger-Viollet.
Angelo Garbizza (1777-1813), Parvis et façade de Notre-Dame © Musée Carnavalet / Roger-Viollet