Partenariat et publicité Liens utiles Contact La rédaction Suivre la vie du site RSS 2.0 Logo FaceBook Logo Twitter
L'agora des arts - Des expositions à paris, en france et à l'étranger

Accueil > Expos à Paris > Archives expo à Paris > L’arbre dans la peinture de paysage, de Corot à Matisse > L’arbre dans la peinture de paysage, de Corot à Matisse

L’arbre dans la peinture de paysage, de Corot à Matisse

jeudi 3 mai 2012

Du 15 avril au 8 juillet 2012
Musée Tavet-Delacour
4, rue Lemercier – 95300 Pontoise
Du mercredi au dimanche
De 10h à 12h30 et de 13h30 à 18h
Tarif plein : 5€
Tél. 01 30 38 02 40
www.ville-pontoise.fr

 

 

- Participation à la Nuit des Musées, samedi 19 mai 2012-05-02 Entrée gratuite de 18h à 22h.

- A lire : Catalogue éditions Somogy, 144 pages, 25€

- À quelques kilomètres de Pontoise, le musée d’Art et d’Histoire Louis Senlecq de L’Isle-Adam (Val-d’Oise) présente, du 15 avril au 16 septembre 2012, Histoires d’arbres, une exposition conçue comme une promenade dans les massifs forestiers de Carnelle, Montmorency et L’Isle-Adam. http://musee.ville-isle-adam.fr

À lui seul, un arbre peut signifier un paysage et structurer un tableau. Paul Signac en fait l’éclatante démonstration dans Saint-Tropez. Les pins parasols des Canoubiers (1897), Maurice Denis dans ses Bretonnes à la mare (vers 1892), François Louis Français dans Le Grand Hêtre à Honfleur, Gustave Caillebotte dans Boulevard vu d’en haut (1880), Piet Mondrian dans un Dessin pour l’église Saint-Jacob (1897-1898). « Marqueur stylistique, l’arbre est aussi un fil précieux pour suivre l’évolution de la peinture », comme le souligne Christophe Duvivier, directeur du musée Tavet-Delacour à Pontoise qui a réuni une soixantaine d’artistes et près de quatre-vingt peintures et dessins sur l’arbre dans la peinture de paysage, entre 1850 et 1920. « Durant cette période, la peinture de paysage va délaisser progressivement la forêt, après en avoir fait, avec les peintres de l’école de Barbizon, l’un de ses motifs privilégiés, et ceci au profit de l’arbre ». Il va devenir le motif par excellence de toutes les expériences chromatiques, des impressionnistes aux fauves. Avant eux, des artistes comme Camille Corot, François Daubigny, Jules Dupré, Paul Huet ont initié en marge de l’Académie une nouvelle façon de dessiner la nature, installant l’arbre au premier plan, donnant à voir autant le paysage que la peinture elle-même. Partis du paysage imaginaire idéalisé à l’atelier, puis de l’observation de la nature, les peintres en sont venus à se fondre dans les feuillages, les troncs, les ombres projetées.

Catherine Rigollet

Visuel page expo : Paul Signac (1863-1935), Saint-Tropez. Les pins parasols des Canoubiers, 1897. Huile sur toile, 65,1 x 80,5 cm. Saint-Tropez, musée de l’Annonciade – Donation Berthe Signac, 1942.
Visuels page d’accueil : Gustave Caillebotte (1848-1894), Boulevard vu d’en haut, 1880. Huile sur toile, 65 x 54 cm. coll. Privée.
Paul Ranson (1861-1909). Paysage maritime, 1895, Huile sur toile, 54 x 65 cm. Musée du Petit Palais, Genève.
Henri Matisse (1869-1954), L’Allée d’oliviers, 1918. Huile sur toile, 74 x 66 cm. Musée d’art moderne de la Ville de Paris.