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L'agora des arts - Des expositions à paris, en france et à l'étranger

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Le Mur. Oeuvres de la Collection Antoine de Galbert

dimanche 6 juillet 2014

Du 14 juin au 21 septembre 2014
La Maison Rouge/Fondation Antoine de Galbert
10, bd de la Bastille - 75012 Paris
Du mercredi au dimanche, de 11h à 19h
Nocturne le jeudi jusqu’à 21h
Plein tarif : 8,50€
www.lamaisonrouge.org

 

- A voir aussi à la Maison Rouge jusqu’au 21 septembre 2014 : "Pippo Delbono. Ma mère et les autres".
Lire l’article de Catherine Rigollet.

Environ 200 mètres de cimaises. Plus de 900 œuvres par 458 artistes. Le commissaire : un logiciel d’ordinateur qui a rentabilisé les surfaces disponibles en calculant, à partir des tailles et des numéros d’inventaire des œuvres, un accrochage optimum. Le collectionneur : Antoine de Galbert, fondateur de La Maison Rouge il y a dix ans, qui nous ouvre une nouvelle fois sa collection. Aujourd’hui, il nous offre une partie seulement de ses œuvres “accrochables” : toiles, œuvres sur papier, photos, mais aussi quelques néons et objets divers, nous invitant à pénétrer « dans le désordre sinueux de [sa] tête ». Déroutés au tout début par la densité de l’accrochage, l’absence de cartels, les petites œuvres placées à des hauteurs frustrantes, les grands écarts à faire pour passer d’un petit dessin à un vaste polyptyque abstrait, on entre assez vite dans son jeu. On cherche à imaginer les raisons de ses choix ; on tente de deviner quel événement personnel, historique ou artistique l’a conduit à l’acquisition de telle photo, ou de tel dessin ; on ressent devant une œuvre l’excitation, le coup de foudre ou l’émotion qui l’avait peut-être lui aussi étreint. Jamais on ne sent “la bonne affaire”. Au fil du périple, on reconnait la touche de certains artistes, on résiste à la tentation de trouver sur les écrans mis à disposition les noms des créateurs, on instaure un dialogue ici ou là entre les œuvres, et, finalement complices du collectionneur, on s’abandonne à regarder, sans connaitre ce qui aide à déchiffrer une œuvre -un nom, une date, une nationalité, un titre. Jamais, on n’a été incité à autant de liberté pour voir et s’éprendre (ou pas) !
Faut-il citer les artistes connus, ou les autres ? Ne serait-ce pas trahir les intentions d’Antoine de Galbert ? Il vaut mieux donc commencer par regarder, mais si le besoin d’en savoir plus vous titille, alors n’oubliez pas votre tablette, vous pourrez, en mode Wifi, accéder aux cartels numériques. À noter, le superbe catalogue-accordéon : les œuvres y sont reproduites en une immense frise de plusieurs dizaines de mètres, avec une longue introduction, sans jargon et ni afféterie, d’Antoine de Galbert (50€)

Elisabeth Hopkins

Visuel : Projet le mur, 2014 (détail) ® DR la maison rouge