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L'agora des arts - Des expositions à paris, en france et à l'étranger

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Trésor des Médicis

lundi 4 octobre 2010

29 septembre 2010 au 13 février 2011
Fondation Dina-Vierny - Musée Maillol
Tous les jours de 10h30 à 19h (sauf 25/12 et 1/01)
Nocturne le vendredi jusqu’à 21h30
www.museemaillol.com

- En savoir plus :
« Trésors des Médicis » (catalogue de l’exposition), éditions Skira Flammarion, 288 pages, 40 €.
« Les fastes des Médicis », Maria Sframeli, Ed. Gallimard, Hors série Découvertes, 8,40 €

Sans les Médicis, collectionneurs et mécènes, l’histoire de l’art occidental aurait sans doute été différente. C’est ce qui frappe immédiatement dans l’exposition justement intitulée « Trésor des Médicis » qui rassemble 150 œuvres et objets commandés et collectionnés par la grande famille florentine du XVe au XVIIIe siècle. « Partout où les Médicis se sont imposés, explique Emmanuel Daydé, conseiller artistique de l’exposition, ils ont régné davantage par la splendeur de leur goût que par la puissance de leur banque. Inventeurs au sens archéologique du terme, les Médicis ont « inventé » l’art occidental moderne. » De salle en salle, comme si l’on traversait les pièces d’un palais reconstitué, dans une scénographie dépouillée et un éclairage choisi, le visiteur entre dans l’intimité esthétique des Médicis, leurs goûts sûrs transcendés par l’immense fortune qui leur a permis de susciter tant de chefs-d’œuvre et de défendre les courants artistiques et scientifiques les plus en avance de leur époque. Galilée, dont une salle évoque les recherches et le soutien des Médicis à son égard, fut le précepteur de Cosme II. Cosme l’Ancien (milieu du XVe siècle), le premier de la lignée à l’origine de la collection et du mécénat estampillés Médicis, n’aurait pas eu à rougir de sa lointaine descendante : Anne-Marie Louise, princesse Palatine (milieu du XVIIIe siècle) avec qui s’achève la dynastie et qui fait don des collections à la ville de Florence pour les perpétuer, « à la disposition de toutes les nations ». Ici, Botticelli côtoie Cellini et Bronzino, Raphaël voisine avec Michel-Ange et Rubens. Les antiques, les bijoux, les objets exotiques, les porcelaines, les meubles, les instruments de musique, les bronzes rivalisent de splendeur comme un flamboyant panorama de l’humanisme de la Renaissance aux prémices des Lumières. Cette exposition, réalisée grâce à l’apport de collections particulières et de musées publics, est également le fruit d’une belle coopération franco-italienne, à l’image des deux reines, Catherine et Marie, que les Médicis donnèrent à la France, symbole aussi d’un art européen au-delà des frontières. Laissons Alexandre Dumas conclure : « Que les Médicis dorment en paix dans leurs tombeaux de marbre et porphyre ; ils ont fait plus pour la gloire du monde que n’avaient jamais fait avant eux et que ne feront jamais depuis, ni princes, ni rois, ni empereurs. »

Jean-Michel Masqué