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L'agora des arts - Des expositions à paris, en france et à l'étranger

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Le secret de l’État. Surveiller, protéger, informer, du XVIIe au XXIe siècle

vendredi 27 novembre 2015

Du 4 novembre 2015 au 28 février 2016
Archives nationales, Hôtel de Soubise
60, rue Rambuteau 75003-Paris
Du lundi au vendredi, de 10h à 17h30
Samedi et dimanche, de 14h à 17h30
Fermé les mardis et jours fériés
Plein tarif : 6€
www.archives-nationales.culture.gouv.fr

Aucun secret d’État ne vous sera ici dévoilé. L’exposition « Le secret de l’État. Surveiller, protéger, informer » permet en revanche d’en savoir un peu plus sur l’essor des services secrets du XVIIe au XXIe siècle, de mieux comprendre comment, à l’abri des regards, l’État a pu informer, surveiller, renseigner sur le territoire national et au-delà de ses frontières, avec quelle organisation, quelles techniques, quelles machines et quels sortes d’espions.

Du mystérieux chevalier d’Éon (Tonnerre 1728 - Londres 1810), diplomate et espion resté célèbre pour son habillement qui le faisait passer pour une femme, aux agents secrets des Présidents de la Ve république, l’exposition lève un peu le voile sur un monde souvent fantasmé. Elle montre comment l’imaginaire du secret et de l’espion s’est transformé au cours du temps, rappelle quels sont les enjeux politiques, militaires et diplomatiques de cette « administration du secret ». Pour se faire, elle ouvre des fonds d’archives méconnus et présente des objets, souvent exceptionnels, en partenariat avec les services du ministère de la Défense et de l’intérieur.

Parmi les pièces phares de l’exposition, on verra une boîte à chiffrer et déchiffrer datant du règne d’Henri II (1557) conservée au musée d’Écouen ; une partition musicale de Maurice de Raoulx de 1854 avec code sous forme de notes de musiques ; le premier calculateur électronique de l’histoire, la machine Enigma, conçue par l’ingénieur Arthur Scherbius et utilisée surtout par l’armée allemande durant la Seconde Guerre mondiale. Ou encore ce fameux téléphone mobile et chiffrant, conçu notamment pour le Président de la République française et appelé Teorem (Téléphone cryptographique pour réseau étatique et militaire). Un appareil peu design, mais ultra-sécurisé, créé par Thales en 2011 et qui aurait demandé deux ans de travail, mobilisé une centaine d’ingénieurs et dont le prix est un secret d’État.

Catherine Rigollet

Visuel : Boite à chiffrer et déchiffrer à l’emblématique d’Henri II, 1557. Musée national de la Renaissance, Écouen (95).