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L'agora des arts - Des expositions à paris, en france et à l'étranger

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Les Belles Heures du duc de Berry illuminent le Louvre

jeudi 19 avril 2012

Du 5 avril au 25 juin 2012
Musée du Louvre (salle de la Chapelle)
Tous les jours sauf le mardi, de 9h à 17h45
Nocturnes mercredi et vendredi jusqu’à 21h45
Accès avec le billet d’entrée au musée : 10€
www.louvre.fr

 

 

- Catalogue "Les Belles Heures du duc de Berry", sous la direction d’Hélène Grollemund et Pascal Torres. Coédition Somogy éditions d’art / Musée du Louvre éditions. 45 euros. Le catalogue reproduit intégralement et dans leur format original toutes les enluminures.

Entre 1405 et 1409, le mécène et collectionneur Jean de France, duc de Berry, confie aux frères Paul, Jean et Herman de Limbourg (neveu du peintre Jean Malouel) toute l’ornementation d’un ouvrage, qu’ils enlumineront de 172 miniatures, décrit dans l’inventaire de ses biens comme « unes belles Heures, très bien et richement historiées ; et au commencement est le kalendrier, bien richement escript et historié... ». Défoliées pour restauration de sa reliure, voici l’occasion de regarder 47 des 280 pages de ces Belles Heures du duc de Berry, ouvrage de dévotion laïque conservé à New York au Metropolitan Museum of Art, the Cloisters collection. Goûtons notre plaisir de plonger dans les ors et couleurs flamboyantes des enluminures, instant encore plus rarissime de pouvoir contempler autant de folios d’un même ouvrage. Commanditaire, le duc est représenté modestement, presque perdu au milieu de ses cavaliers dans les Prières pour les voyageurs ; son épouse Jeanne, en prière, apparaît minuscule dans le feuillet La Trinité. La maîtrise des frères Limbourg nous entraîne dans le battement des ailes des Anges transportant le corps de sainte Catherine sur le mont Sinaï ou lors de L’Annonce aux bergers. Les Heures de la Passion sont généreusement illustrées : sérénité du Jardin des oliviers, mouvement de foule dans le Portement de la Croix, diagonale de la croix non encore dressée lorsque le Christ y est cloué et, surtout la Mort du Christ, la seule grisaille de l’ouvrage, avec un rai de lumière dans un ciel d’éclipse. Autre miniature très étonnante : celle de La Procession des flagellants aux filets de sang coulant sur les épaules et les dos. Un choix restreint mais subtil d’objets de cette période de prospérité du royaume de France est présenté : sculptures, médaillons en ivoire, reliquaire et Le Parement de Narbonne. Les frères de Limbourg participèrent également à trois autres ouvrages. Si les Très Belles Heures de Notre-Dame, vers 1412-1413 et les Petites Heures du duc de Berry, vers 1412, conservées à la Bibliothèque nationale de France, sont montrées dans cette magnifique exposition, il ne peut en être de même des Très Riches Heures du duc de Berry du musée Condé à Chantilly. Elles ne peuvent quitter cette institution, selon les volontés du duc d’Aumale qui en fit don à l’Institut de France.

Gilles Kraemer