Partenariat et publicité Liens utiles Contact La rédaction Suivre la vie du site RSS 2.0 Logo FaceBook Logo Twitter
L'agora des arts - Des expositions à paris, en france et à l'étranger

Accueil > Expos en France > Archives expo en France > Les Collections des Princes de Liechtenstein > Les Collections des Princes de Liechtenstein

Les Collections des Princes de Liechtenstein

vendredi 12 février 2016

Du 7 novembre 2015 au 28 mars 2016
Caumont Centre d’Art
3, rue Joseph Cabassol - 13100 Aix-en-Provence
Ouvert tous les jours de 10h à 18h
Nocturne le vendredi jusqu’à 20h30
Entrée : 11€
www.expo-liechtenstein.com

 

Visuel : Quentin Massys (1466-1530), Les collecteurs d’impôts. Fin des années 1520. Huile sur bois - 86,4 x 71,2 cm. Liechtenstein. The Princely Collections, Vaduz–Vienna © LIECHTENSTEIN. The Princely Collections, Vaduz–Vienna/ Entré dans les collections en 2008, acquis par le prince Hans-Adam II

Les collections privées de la dynastie des Princes de Liechtenstein voyagent dans le monde entier. Des collections qui rassemblent depuis quatre siècles des peintures, sculptures, mobilier et objets datant des 15ème au 19ème siècles et que le prince régnant continue à enrichir par ses acquisitions. Une cinquantaine de toiles (la collection en compte 1 700) fait halte cet hiver à Aix-en-Provence, treize ont rejoint la collection depuis l’an 2000.

Le parcours commence avec la Renaissance européenne : une exquise Vénus (1531) de Lucas Cranach, à la silhouette de mandragore et au regard mutin, vêtue de son seul gorgerin (aujourd’hui, on dirait collier de chien) et d’un voile plus que diaphane ; le Portrait de la dame à la robe rouge (c. 1500), attribué à Bernardino Zaganelli, sur le fonds neutre qu’avait popularisé son contemporain Giovanni Bellini au détriment des arrière-plans paysagers que l’on voit encore sur le Portrait d’un homme (c. 1502/04) de Raphaël, une œuvre de jeunesse ; une Vierge à l’Enfant de Jan Gossaert, ou encore Les Collecteurs d’impôts (1520) de Quentin Massys.

Une salle entière est consacrée aux chairs opulentes et aux drapés majestueux de Rubens, peintre très apprécié de la famille princière qui possède 35 de ses œuvres. Au fil des salles et des époques, on voit les nouveaux thèmes s’affirmer : nature morte, peinture de genre, paysage, auxquels succèdent de somptueux portraits flamands (Van Dyck et Snyders, tous deux élèves de Rubens) et hollandais (Rembrandt et Franz Hals). De ce dernier, le Portrait d’un homme (1650-52) laisse dans l’ombre vêtement et arrière-plan pour se concentrer sur l’expression presque amusée du modèle et une main “qui vit”, comme disait Van Gogh, admirateur des mains peintes par l’artiste de Haarlem.

La dernière salle clôt princièrement l’exposition avec un portrait plein de tendresse et de fraîcheur de la Princesse Maria Franziska à deux ans par von Amerling, 1836, et un autre de la Princesse Karoline sous les traits d’Isis, en plein vol, par Mme Vigée-Lebrun, pendant ses années d’exil.

Au fil du parcours, on peut entrer dans l’intimité de la famille grâce à une vidéo sur les demeures des Princes, à un astucieux cabinet de curiosités fait de photos d’objets, et à quelques reproductions sur papier du 19ème siècle des propriétés princières en Moravie et à Vienne.
L’exposition est concise, mais les œuvres sont non seulement de grands maitres pour la plupart, mais également de leurs œuvres les plus typiques. Une exposition en adéquation parfaite avec le bel hôtel du 18ème siècle qui lui sert d’écrin.

Elisabeth Hopkins