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Les Habitants. Une idée de Guillermo Kuitca

samedi 25 octobre 2014

Du 25 octobre 2014 au 22 février 2015
Fondation Cartier pour l’Art Contemporain
261, Boulevard Raspail - Paris 75014
Du mardi au dimanche inclus, de 11h à 20h
Nocturne le mardi jusqu’à 22h
Entrée : 10,50 €
www.fondation.cartier.com

 

Prochaine exposition : Bruce Nauman, du 13 mars au 14 juin 2015

Une exposition déroutante mais finalement assez séduisante. La Fondation Cartier a chargé l’artiste argentin Guillermo Kuitca (né en 1961) – auquel elle avait consacré un exposition en 2000 – de scénographier ce qui est un hommage implicite à la Fondation pour ses trente ans d’existence, et explicitement une exposition très personnelle où l’artiste peut laisser libre cours à son imagination, ses intuitions, et son talent. On est loin du white cube, les murs eux-mêmes sont l’œuvre de l’artiste.
Le projet occupe Guillermo Kuitca depuis 2007, lorsqu’il voit à la Fondation l’exposition dédiée à David Lynch. Il recrée et transforme le living-room du cinéaste et le sonorise avec la voix de Patti Smith, en accroche les tableaux (en résonance avec un petit portrait de Bacon), installe l’une des ses propres œuvres dans un dialogue émotionnel avec trois poétiques ciels nocturnes de Vija Celmins (Night Sky # 10, 11 et 18, créés entre 1994 et 2001), et dessine des chaises longues inspirées par une autre de ses toiles (Sans titre (1996)) dans lesquelles le spectateur peut s’allonger pour regarder le film en noir et blanc d’Artavazd Pelechian qui donne son nom à l’exposition et dont la structure et le montage ont inspiré l’irrationalité qui sous-tend la scénographie de Kuitca : des animaux en fuite, dans un galop effréné, ou dans un grand envol désordonné, quelques gros plans sur des yeux apeurés : que fuient-ils ? Les ravages de notre ère anthropocène ? On ne le saura pas.
Kuitca voit son installation comme une ville avec ses habitants, que le visiteur visiterait pour y vivre ou pour y porter un œil critique. On la vit plutôt comme une incursion, désordonnée en apparence seulement, dans l’imaginaire poétique, coloré, intime et public de l’artiste.

Elisabeth Hopkins

Visuels : Guillermo Kuitca, David’s Linving Room, 2014. D’après l’installation de David Lynch, Untitled, 2006-2007. David Lynch, Untitled (drawing for an interior), non daté. Feutre et crayon sur papier, 6 x 12,7 cm. Collection Fondation Cartier pour l’art contemporain, Paris.