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L'agora des arts - Des expositions à paris, en france et à l'étranger

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Les Mille et Une Nuits

jeudi 29 novembre 2012

Du 27 novembre 2012 au 28 avril 2013
Institut du Monde Arabe
1, rue des Fossés-Saint-Bernard – 75005
Du mardi au dimanche, de 10h à 18h
Nocturne jusqu’à 21h30 le vendredi
Jusqu’à 19h samedi et dimanche
Tarif plein : 10,50€
Tél. 01 40 51 38 38
www.imarabe.org

 

- A lire : "Les Mille et Une Nuits", par Elodie Bouffard et Anne Joyard, co-commissaires de l’exposition. Hors-série Découvertes Gallimard, 8,40€.

L’amour est le thème dominant des Mille et Une Nuits, l’un des plus beaux ensembles d’histoires étonnantes et merveilleuses de la littérature arabe médiévale. Et la femme en est la fondatrice au travers du mythe de Shéhérazade, devenue le symbole du savoir contre la tyrannie et du courage contre l’injustice après ses exploits de conteuse auprès du roi de Perse. Trompé par sa femme, Shahriar, fait exécuter l’infidèle et décide d’épouser chaque jour une nouvelle femme qui sera décapitée aussitôt après la nuit de noces. Tant et si bien qu’après 3 ans il ne reste plus une seule femme en âge de se marier dans tout le royaume, à l’exception des 3 filles du Grand Vizir qui a la charge de ramener chaque soir une nouvelle victime. Schéhérazade, l’aînée, décide d’épouser le roi et, avec la complicité de sa jeune sœur Dinarzade, lui raconte une histoire le premier soir de la nuit de noces. Elle fait en sorte de l’interrompre au moment le plus palpitant, ainsi le roi, impatient d’entendre la suite, repousse l’échéance de l’exécution jusqu’au matin suivant et ainsi, pendant mille et une nuits, Shéhérazade raconte des histoires merveilleuses, des fables, des contes facétieux ou érotiques, des aventures, des romans d’amour, jusqu’à avoir la vie sauve.
L’Institut du monde arabe consacre une grande et belle exposition à ce recueil anonyme révélé à l’Occident par la traduction française d’Antoine Galland en 1704. Un texte qui fait aujourd’hui partie intégrante de la littérature « universelle » et qui a beaucoup évolué depuis ses origines. Ainsi certains des contes aujourd’hui les plus célèbres ne sont pas issus des plus anciens manuscrits connus, mais ont été ajoutés par la suite. C’est le cas des voyages de Sindbad le marin, d’Ali Baba et les 40 voleurs, d’Aladin et la lampe merveilleuse.
Dans un parcours à la luxueuse scénographie, le visiteur est plongé dans l’aventure du texte. On suit d’abord l’ouvrage, depuis sa genèse et ses origines indo-persanes (un manuscrit de 4 feuillets au IXe siècle), en passant par ses nombreuses adaptations et augmentations comme un manuscrit égyptien illustré de manière très simple, jusqu’à la traduction en français par Antoine Galland et la publication de 12 volumes, totalisant environ 70 contes et 281 nuits.
Rapidement traduit dans d’autres langues européennes, le texte connaîtra de nouvelles traductions au XIXe siècle par Burton, Lane ou Mardrus. Si très peu de manuscrits orientaux des Mille et Une Nuits étaient illustrés (une vingtaine de manuscrits sur les 140 connus aujourd’hui), leur iconographie va exploser en Occident. En 1857, Gustave Doré illustre les Aventures de Sindbad le marin et dès lors, des contes adaptés pour la jeunesse se diffusent largement, tandis que tous les arts s’emparent des Mille et Une Nuits, du théâtre à la mode, de la musique au cinéma, de la peinture à l’opéra, de la photographie à la littérature… générant quantité d’images et d’œuvres. L’exposition nous fait pénétrer au cœur des récits, de Bagdad à la Chine, à travers peintures, gravures, dessins, objets d’art populaire, bijoux, photographies, documents visuels et sonores, d’époques et de styles différents, provenant d’une soixantaine de musées nationaux et internationaux et de collections particulières. On peut aussi faire une halte à mi-parcours pour écouter une quinzaine de contes, dans la pénombre d’un kiosque.

Catherine Rigollet

Visuel de l’affiche (et de la couverture du Hors-série Gallimard) tiré de : Ida Rubinstein et Vaslav Nijinsky, George Barbier. France, 1913. Aquarelle originale. H : 30,6 cm x l : 24,5 cm. Collection privée, Paris. © IMA / Nabil Boutros.