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L'agora des arts - Des expositions à paris, en france et à l'étranger

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Les Clefs d’une passion

vendredi 3 avril 2015

Du 1er avril au 6 juillet 2015
Fondation Louis Vuitton
8, avenue du Mahatma Gandhi – Bois de Boulogne 75116 Paris.
Tous les jours, sauf mardi, de 10h à 20h.
Nocturne le vendredi jusqu’à 23h.
Pendant les vacances du 18 avril au 4 mai : tous les jours.
Plein tarif : 14€
Les billets donnent accès à l’ensemble des espaces de la Fondation et au Jardin d’acclimatation.
Tél. 01 40 69 96 00
www.fondationlouisvuitton.fr

Avec quelques œuvres iconiques, comme La Danse de Matisse et Le Cri de Munch prêtés exceptionnellement par les musées qui les conservent jalousement, l’exposition Les Clefs d’une passion est un événement et lance vraiment la Fondation Vuitton, pharaonique vaisseau construit par Frank Gehry.

Choisies pour leur contribution à avoir changé le cours de l’histoire de l’art du XXe siècle et jeté les bases de la modernité, les cinquante-sept œuvres de l’exposition Les Clefs d’une passion sont devenues des références, et pour certaines des icônes. L’exposition a été conçue en quatre parties, « en résonance avec les quatre axes structurant, de façon plastique et mouvante, la collection de la Fondation Vuitton », explique Suzanne Pagé, directrice artistique de la Fondation Vuitton et commissaire de l’exposition.
Elle ouvre sur l’expressionnisme « subjectif », renvoyant à des questionnements existentiels avec des œuvres de Bacon, Otto Dix (immense et pénétrant portrait tout en rouge de la danseuse Anita Berber), Giacometti (un Homme qui marche, prêté par la fondation Maeght), ou encore ce Cri de désespoir de Munch, hypnotique tableau d’un corps tordu de douleur, peint, comme le paysage derrière lui, avec de longues touches de couleurs ondulantes. Une œuvre conservée au musée Munch d’Oslo et présentée dans l’exposition parisienne derrière une immense vitre de protection, trésor oblige.
La deuxième séquence se veut « contemplative », évoluant de la contemplation devant la nature selon Claude Monet (avec deux grands Nymphéas), Ferdinand Hodler, Akseli Gallen-Kallela ou Emil Nolde, à une abstraction radicale avec notamment les formes fondamentales du suprématisme chères à Malévitch : Carré noir, Cercle noir et Croix noire. Se poursuivant par une vision plus hédoniste incarnée par l’Eté de Bonnard ou ces portraits de Marie-Thérèse, toute en courbes et douceur d’un Picasso en pleine période heureuse.
La troisième séquence, dite « popiste », illustre la vie moderne (la ville, le sport, la publicité, les médias) que des artistes tels Robert Delaunay (l’Equipe de Cardiff), Fernand Léger (Les Constructeurs à l’aloès) ou Picabia (Printemps) ont célébré.
La musique comme muse des peintres est au cœur de la quatrième et dernière séquence avec les cinq corps nus de La Danse de Matisse comme œuvre phare encadrée par des tableaux de Kandinsky, Kupka et Severini.

À la fois Clefs et références, ces œuvres exceptionnelles qu’on prendra plaisir à voir ou revoir magnifiées par leur accrochage dans d’immenses salles blanches et en parfaite résonance les unes avec les autres, permettent aussi de s’interroger sur quelques unes (il manque le cubisme, le surréalisme...) des grandes étapes de la modernité.

Catherine Rigollet

 

- En écho avec l’exposition Les Clefs d’une passion, la Fondation Louis Vuitton présente une sélection d’œuvres de sa Collection centrée sur les lignes "expressionniste et contemplative".
- Elle présentera un ensemble d’œuvres de sa Collection, autour des thèmes "popiste et musique/son". À partir du 2 juin 2015.

Visuels page expo : Edvard Munch, The Scream (Le Cri), (1893 ? 1910 ?). Tempera et huile sur carton non apprêté, 83,5 x 66 cm. Munch Museum, Oslo. MM M 514 (Woll M 896) Photo © Munch Museum.
Otto Dix, Portrait de la danseuse Anita Berber, 1925. Stuttgart, Sammlung Landesbank, Baden-Württemberg im. Kunstmuseum Stuttgart. photo L’Agora des Arts.