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L'agora des arts - Des expositions à paris, en france et à l'étranger

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Lucio Fontana. Rétrospective

samedi 26 avril 2014

Du 25 avril au 24 août 2014
Musée d’art de la Ville de Paris
11, avenue du Président Wilson – 75116 Paris
Du mardi au dimanche, de 10h à 18h
Nocturne le jeudi, jusqu’à 22h
Plein tarif : 11€
Tél. 01 53 67 40 00
www.mam.paris.fr

Lucio Fontana ne se réduit pas à ses toiles trouées et fendues des années 1960. Né en 1899 en Argentine, sculpteur de formation, Fontana a produit avant ses œuvres minimalismes et conceptuelles d’étonnantes sculptures en céramique, souvent très kitsch. Nous sommes alors dans les années trente, Fontana s’est installé à Milan. Délaissant la tradition du marbre taillé apprise dans l’atelier paternel et dans celui d’Adolfo Wildt, son maître symboliste à l’Accademia di Brera de Milan, Fontana élabore des sculptures polychromes en terre cuite ou en plâtre à la surface irrégulière et épineuse. Une faune et une flore constituée de crocodiles, dragons, papillons, palourdes, bananes et poires, etc. Mais aussi des figures humaines puisées dans l’iconographie traditionnelle italienne : guerriers, christ et arlequins. Des sculptures, d’un style à la fois primitif et baroque. Fasciné par le cosmos, Fontana se met ensuite à créer d’autres œuvres issues de ses théories spatialistes, des œuvres ni figuratives ni géométriquement abstraites, rattachées à l’art informel, mais toujours avec des matériaux traditionnels : papier, céramique et plâtre.

Ce n’est qu’à 50 ans qu’il entame sa grande révolution, perçant des Trous (Buchi) dans la toile y dessinant des motifs laissant passer ombre, lumière et parfois couleur du mur, puis quelques années plus tard, lacérant des toiles monochromes de Fentes (Tagli) à la recherche de nouvelles perspectives spatiales.
Percer et fendre sont depuis la plus lointaine Antiquité des gestes qui donnent la mort. Et à regarder Fontana assaillir ses toiles à coup de pique dans le film documentaire projeté au cœur de l’exposition, on sent le meurtre prémédité…et passionnel. Ses œuvres fendues, bords retroussés comme des lèvres ne manquent pas d’un certain érotisme, tout comme ses énormes météorites en bronze inspirées de la conquête spatiale, trouées chacune d’un cratère comme d’une énorme bouche.
Le Musée d’Art moderne de la Ville de Paris consacre à Lucio Fontana (1899-1968) l’une des plus importantes rétrospectives depuis 1987. « Une rare exposition offrant une vision globale et chronologique de son parcours atypique, de ses changements de styles, de la sensibilité de son travail plus complexe qu’on ne le croît, et qui ne sera présentée qu’à Paris à cause de la fragilité des œuvres », explique Fabrice Hergott, directeur du MAM. 

Catherine Rigollet

Visuel : Lucio Fontana, Il Guerriero (Le Guerrier), 1949. Collection particulière ©Galerie Karsten Greve/Photo Sasa Fuis, Cologne © Fondazione Lucio Fontana, Milano / by SIAE / Adagp, Paris 2014.
Visuel page d’accueil : Lucio Fontana, Concetto spaziale, La Fine di Dio, 1963. Collection Musée national d’art moderne, Centre Pompidou © Centre Pompidou, MNAM-CCI, Dist. RMN-Grand Palais / Adam Rzepka © Fondazione Lucio Fontana, Milano / by SIAE / Adagp, Paris 2014.