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L'agora des arts - Des expositions à paris, en france et à l'étranger

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Memling. Rinascimento Fiammingo

lundi 3 novembre 2014

Du 11 octobre 2014 au 18 janvier 2015
Scuderie del Quirinale
Via XXIV Maggio 16 - Rome
Ouvert tous les jours
De 10h à 20h (22h30 vendredi et samedi)
Entrée : 12€
www.scuderiequirinale.it

 

- Prochaine exposition : "Matisse Arabesque", de mars à juin 2015

D’origine allemande mais passé à la postérité comme artiste flamand, Hans Memling (vers 1435-1494) apparait pour la première fois lorsqu’il s’inscrit en tant que bourgeois de la ville de Bruges en 1465 (il en sera l’un des plus riches). Il est déjà un artiste confirmé et a peut-être travaillé dans le studio bruxellois de Rogier Van der Weyden (mort en 1464), représenté ici par deux toiles lumineuses et théâtrales, La Visitation et La Déploration du Christ, cette dernière ne lui étant pas attribuée de façon certaine. Les marchands italiens et européens, qui convergent sur Bruges, centre d’échanges commerciaux particulièrement actif, pendant les dernières décennies du 15ème siècle, commandent à Memling portraits, triptyques et petits tableaux de dévotion et font rapidement et sa réputation et sa fortune.

L’exposition d’une cinquantaine de tableaux, enrichie par des cartels très didactiques, suit un parcours thématique et souligne la relation entre les commanditaires et le peintre de la Renaissance flamande. Ses portraits à l’huile, de trois-quarts, d’abord sur fonds sombre, puis sur fonds de paysage (style qu’emprunteront Léonard de Vinci, Botticelli et Le Pérugin) offrent des visages non-idéalisés (Portrait d’homme, vers 1475-80) ; Portrait d’un jeune homme en prière, vers 1485-90). Ils constitueront un tiers de son œuvre. Les grands triptyques, rassemblés pour les besoins de l’exposition, sont financés par de riches commanditaires (Triptyque Moreel,1484 ; Triptyque de Benedetto Pagagnotti, vers 1480). Le peintre s’y fait narrateur précis de scènes bibliques (Passion du Christ, vie de la Vierge) alors que les images de dévotion, souvent des triptyques de petite taille, portables, coïncident avec la montée du mouvement “Devotio Moderna” qui incitait à une dévotion plus humble et plus personnelle. Au fil des années, une influence italienne se fait progressivement sentir. Putti et ornements architecturaux antiques apparaissent dans les années 1480, surtout dans les représentations de la Vierge. Symbiose évidente entre Renaissances flamande et italienne. Des œuvres contemporaines complètent l’itinéraire : peintures d’artistes flamands tels que le Maître de la Légende de Sainte Ursule, Hugo van der Goes, ou italiens, tel Ghirlandaio.

Memling, peintre lumineux mais peut-être moins dramatique qu’un Van der Weyden, fut l’un des portraitistes les plus recherchés de son temps, et l’on s’étonne de la tiédeur de l’historien de l’art Erwin Panofsky qui disait – reprenant ce qu’il disait de Félix Mendelssohn – que “parfois [il] nous enchante, jamais ne nous choque et jamais ne nous transporte. »

Elisabeth Hopkins

Visuel page expo : Hans Memling, Madonna with Child, 1475 – 1480. New York, Courtesy of Christie’s Auction House.
Visuel vignette : Hans Memling, Portrait of a woman (fragment), 1480 – 1485. Collection Ambassador J. William Middendorf II.