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L'agora des arts - Des expositions à paris, en france et à l'étranger

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Passions secrètes. Collections privées flamandes

lundi 13 octobre 2014

Du 10 octobre 2014 au 4 janvier 2015
Tripostal
Avenue Willy Brandt - 59000 Lille
À 2 min à pied des Gares Lille-Flandres et Lille-Europe
De mercredi à vendredi, de 12h à 19h
Samedi et dimanche, de 11h à 19h
Fermé lundi et mardi
Tarif plein : 8€
www.lille3000.eu/lille3000/fr/event/passions-secretes

 

- Catalogue de l’exposition, 196 pages. 15€

Nouveau pari de Lille 3000 : réunir sur les trois niveaux de l’immense Tripostal, 140 œuvres d’art des années 70 à nos jours de près de 80 artistes, issues de coups de cœur (ou de placements en art) de 18 collectionneurs privés de Flandre ; région héritière d’une longue et riche tradition en matière de collection d’art. Une entrée dans l’intimité de femmes et d’hommes -venus pour certains lors du vernissage parler de leur passion secrète-, et qui ont également accepté que l’artiste lillois Gautier Deblonde photographie leur univers privé et l’expose à l’échelle 1 sur les murs du Tripostal.

Au choix d’un parcours constitué d’ensembles d’œuvres appartenant à chaque collection, ce qui aurait permis de mettre en évidence la singularité et l’âme de chacune, a été préféré celui de quatre espaces thématiques. La représentation féminine, avec une araignée de Louise Bourgeois, la Phryne d’Anselm Kiefer, le portrait de Madonna riant et se tenant les seins par Bettina Rheims, celui de Marylin par Mimmo Rotella ou cette sublime photographie d’une madone nue adorée par un vieillard d’Andres Serrano (History of sex, 1995). Le miroir et la transformation de l’image, avec le miroir brisé de Jim Hodges, celui coupé-dédoublé de Michelangelo Pistoletto ou celui de Juan Muñoz révélant le visible et l’invisible, le réel et l’imaginaire. Le rêve américain et l’Amérique impérialiste, avec le canon de pistolet braqué sur nous d’Andres Serrano, les projecteurs aveuglants de Sam Durant sur fond de chants patriotiques, la vidéo de Beuys sur son opposition à la guerre du Vietnam ou encore les images subversives et violentes de Paul Mc Carthy dénonçant le monde faussement bien pensant du pays de Disney.

Le quatrième espace est consacré aux artistes belges. Outre leurs acquisitions d’œuvres d’artistes internationaux majeurs, les collectionneurs se sont également intéressés à la production de leurs compatriotes, dont certains ont aussi une stature internationale. Eugène Leroy, présent avec Le Tramway, un tableau commencé en 1952 et que l’artiste mit vingt-sept ans à finir ; Jane Fabre et son impressionnant pendu doré recouvert de punaises inversées ; Wim Delvoye et son couple de daims copulant comme des humains, Michaël Borremans qui met en avant, de manière ironique et suggestive, parfois même surréaliste, la nature illusoire de nos représentations et l’absurdité de l’existence, et dans la nouvelle génération, le prometteur Ruben Bellinkx. Dans son travail, l’artiste utilise aussi bien le film, la photographie, le dessin que l’installation, mettant en place un dialogue souvent conflictuel entre nature et culture. On ne manquera pas de regarder jusqu’à son dénouement sa provocatrice et truculente vidéo Le Trophée.

Catherine Rigollet

Visuels page expo : Ruben Bellinkx, The Trophy, 2010, film 16 mm transféré en format digital HD. Courtesy Ruben Bellinkx, Geukens & Devil Gallery.
Michaël Borremans, Flesh Tower, 2013. Photo L’Agora des Arts.
Visuel vignette : Robert Devriendt, Sweet Obsession, 2011 (détail). Huile sur toile 6 x 6 cm. Courtesy : Robert Devriendt. Photo : Jean-Pierre Duplan


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