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L'agora des arts - Des expositions à paris, en france et à l'étranger

Accueil > Expos en Europe > Archives expo en Europe > Promenade automnale 2017 à Rome > Rome : Promenade automnale 2017

Rome : Promenade automnale 2017

dimanche 20 novembre 2016, par cath

- Edward Hopper
Du 1er octobre 2016 au 12 février 2017
Complesso del Vittoriano – Ala Brasini
www.ilvittoriano.com

 

- Love : L’Arte Contemporanea incontra l’amore
Du 29 Septembre 2016 au 19 février 2017
Chiostro del Bramante
www.chiostrodelbramante.it

 

- Adriana Varejão : Azulejão
Du 1er octobre 2016 au 14 janvier 2017
Gagosian, Rome
www.gagosian.com

 

- Shahzia Sikander : Ecstasy as sublime, Heart as vector
Du 22 juin 2016 au 15 janvier 2017
MAXXI – National Museum of XXI Century Arts
www.fondazionemaxxi.it

 

Visuels : Edward Hopper, Le Pont des Arts, 1907. Huile sur toile. Whitney Museum of American Art, New York.
Robert Indiana, Amor e Love.
Adriana Varejão, Azulejão (Volute), 2016, huile et plâtre sur toile, 180 x 180 cm. Gagosian Gallery.

Edward Hopper

On avait déjà vu une belle exposition Hopper à la Fondazione Roma en 2010 et on retrouve ici quelques unes de ses œuvres iconiques. Depuis les aquarelles créées par Edward Hopper (1882-1967) lors de ses séjours parisiens, entre 1906 et 1910 (elles n’eurent aucun succès lors de son retour en Amérique) à ses scènes atmosphériques de paysages ou de villes, l’exposition souligne le talent de l’artiste américain pour exprimer la solitude des êtres et la sérénité des paysages avant qu’ils ne soient urbanisés. Des toiles précédées par des dessins, que l’artiste jugeait essentiels et fondamentaux dans le développement d’un tableau, mais qu’il ne considérait pas comme œuvres d’art. On se rappelle que Hopper, l’un des artistes américains les plus en vue du 20ème siècle, ne vendit sa première toile – que l’on voit ici – qu’en 1913 : Blackwell Island fut présentée à l’Armory Show dans la section des artistes non-invités !

Love : L’Arte Contemporanea incontra l’amore

Parlez-moi d’amour. Une quinzaine de stars de l’art contemporain ont été convoquées avec une ou plusieurs œuvres pour illustrer l’amour sous toutes ses facettes. À chacun des artistes et à chaque spectateur son interprétation : sensualité (Tom Wesselmann), amour de la patrie (Gilbert and George), amour et trahison (Tracey Emin), amour et quotidien (Joanna Vasconcelos), ironie (Francesco Vezzoli) et, pour finir, l’œuvre immersive de Yayoi Kusama, All the Eternal Love I Have for the Pumpkins, particulièrement opportune en ce mois de Thanksgiving. Vous avez droit à 20 secondes pour la voir, mais tout le temps que vous voudrez pour les autres œuvres. Une exposition reposante comme le cloître qui l’accueille.

Adriana Varejão : Azulejão

La grande salle elliptique de la galerie Gagosian se prête magnifiquement à la série de grands “carreaux” (180 x 180 cm) créés pour la galerie par l’artiste brésilienne (née en 1964) qui ne renie ni son héritage portugais, ni la colonisation et les échanges commerciaux qui ont lié les deux pays. Inspirée par les craquelures sur la porcelaine chinoise ancienne, Varejão recouvre ses toiles d’un plâtre plus ou moins épais qui se fissure et se rétracte en séchant, offrant une surface accidentée sur laquelle l’artiste peint en bleu et blanc des détails de motifs d’azulejo (un ange, une volute, un coquillage) dilatés jusqu’à l’abstraction. À la sortie, ni poétique ni océanique comme ce qui précédait, une seule sculpture d’un fragment de mur de carreaux dégoulinant de viscères et organes sanguinolents, un thème récurrent chez Varejão, qui fait écho ici aux excès de la sculpture romaine baroque (Rome Meat Ruin, 2016).

Shahzia Sikander : Ecstasy as sublime, Heart as vector

Il est difficile de traduire en quelques lignes la richesse créative de l’artiste pakistano-américaine (née en 1969). La trentaine de ses œuvres – vidéos, œuvres sur papier, animations – reflète sa passion pour la miniature orientale qu’elle subvertit en art plus contemporain, son intérêt pour le dynamisme des formes, et leur relation à l’espace et la technique. Parallax, 2013, sur une musique de Du Yun est une vidéo de 20 m de long basée sur des dessins de Sikander mis en mouvement par un logiciel. Le thème avoué est l’histoire du commerce maritime et du colonialisme autour du Détroit d’Hormuz. Si l’on n’a pas lu les explications, on se laisse porter par ces cascades de couleurs, ces abstraction colorées et géométriques. Dans l’une des séquences, l’artiste manipule les cheveux des Gopi, adoratrices de Krishna, les transformant en chauve-souris tournoyant dans un ballet réglé. À noter aussi Six Singing Spheres, 2016, une série de six dessins à l’encre et feuille d’or qui fait écho à la scène de Parallax. L’œuvre est de signification si complexe, si l’on en croit le catalogue, les commentaires de l’artiste et du commissaire, qu’une seule visite ne peut suffire. Elle aura néanmoins permis une immersion visuelle envoûtante. Sikander est maintenant exposée internationalement, souhaitons lui d’être vite accueillie en France.

Tesori Gotici dalla Slovacchia

...Hélas, fermé depuis le 13 novembre 2016, dans les salles du Quirinale.
Trente-six œuvres (peintures, sculptures, objets de culte) des 15ème et 16ème siècles, y compris les étonnantes sculptures réalistes en bois doré de Pavol de Levoca (1480-1546) illustrant des scènes de la Passion du Christ. On sait bien peu de choses de l’artiste, dont les œuvres sont considérées comme les plus belles du Gothique tardif slovaque, sinon qu’il sculpta le retable le plus haut d’Europe. Une exposition qui marquait la présidence slovaque du Conseil de l’Union Européenne pendant la deuxième moitié de 2016.

Elisabeth Hopkins