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Robert Combas. Meubles de circonstance, complètement déjantés

mardi 6 juin 2017

Du 1er juin au 1er octobre 2017
Domaine départemental de Chamarande
38 rue du Commandant Arnoux
91730 Chamarande
Du mercredi au dimanche, 13h-19h
Fermé les jours fériés
Entrée libre
www.chamarande.essonne.fr

Le Domaine de Chamarande, château du 17ème siècle et parc, sont dans l’escarcelle du Conseil départemental de l’Essonne depuis 1978. Fonctionnant sur la base du brelan patrimoine, mémoire et création, il offre aujourd’hui ses espaces à Robert Combas (né en 1957), peintre de la Figuration Libre et, on le sait moins, compositeur et musicien tendance rock autodidacte.

Un bonhomme mince au sourire timide tout de blanc vêtu, dansant sur place, et je m’éloigne et je virevolte et je reviens et je ne termine pas ma phrase, tel est Combas ce 1er juin 2017, lors de l’inauguration de son exposition, nous entrainant de pièce en pièce à la découverte de ses “meubles déjantés”, créés avec l’aide d’un ami à la tête d’une entreprise d’usinage de pièces d’aluminium pour l’aéronautique. Combas dessine le meuble puis peint les formes tarabiscotées qui deviennent tables basses, sièges, lampes, tables ou vases. On y retrouve, sur fond envahissant de musique composée par le peintre, les caractéristiques de son style : les couleurs primaires et les délinéaments noirs couvrant toute la surface disponible, les formes biomorphiques, l’œil unique récurrent, les visages mangés par les grands yeux ouverts et les bouches gourmandes. Des toiles pendues ou posées contre les murs, des sculptures, des miroirs peints, de fausses guitares, et des tapis complètent le mobilier pour créer une explosion de couleurs et de formes jubilatoire dans ces salles austères.

Dans une autre pièce, un véritable cabinet de curiosités, des œuvres de l’artiste, d’artistes connus ou inconnus, de petits formats. Un foutoir sur étagères qui incite à regarder et à trouver. Trouver quoi ? Rien, pour s’amuser. « Non, pour vous cultiver », nous dit Combas. On y trouve de tout, y compris ses crucifix faits de pinceaux peints. Dans un passage, “Le bout du temps”, un portrait d’un bouddha peint à la suite d’un voyage au … Bhoutan. La toile dialogue avec un petit bouddha lumineux kitsch trouvé à Barbès. « Je travaille sur la spiritualité, mais une spiritualité non religieuse », nous a dit l’artiste un peu plus tôt.

Le long d’un mur, des tableaux de femmes voilées ou dévoilées ou de Geneviève, sa muse depuis 30 ans. Des portraits en pied, au garde à vous dans leurs vastes capes, le visage à la bouche rouge et lippue refusant de se laisser cacher par la crinière volumineuse. Un hiératisme auquel l’artiste ne nous avait pas habitués.

Dans l’Orangerie, on trouve une installation vidéo des Sans Pattes, groupe formé de Combas et Lucas Mancione, combinant des photos des concerts-performances du duo, et des projections sur grand écran, toujours sur fond de musique originale. Attention, niveau de décibels élevé !

Si l’on avait pu penser il y a un temps que Combas ne se renouvelait pas assez, cette exposition prouvera tout le contraire ! Peintre, sculpteur, musicien, Combas continue à élargir les domaines de sa créativité et à tirer ce qu’il y a de plus joyeux de sa palette et ce qu’il y a de plus séduisant de sa vaste culture.

Le RER C vous emmène directement à Chamarande. Sautez-y sans hésiter !

Elisabeth Hopkins

Visuels : Meuble © Robert Combas.
Portrait Robert Combas, 1er juin 2017, Chamarande. Photo E.H