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L'agora des arts - Des expositions à paris, en france et à l'étranger

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Sarah Moon. Alchimies

mardi 22 octobre 2013

Du 14 octobre au 24 novembre 2013
PROLONGATION JUSQU’AU 1er DECEMBRE 2013
Museum national d’histoire naturelle
Grande galerie de l’évolution
Salle des expositions temporaire au sous-sol
36, rue Geoffroy Saint-Hilaire - 75005 Paris
Tous les jours, de 10h à 18h
Tarif : 9€
www.mnhn.fr

Plus d’une centaine de photographies, dont certaines réalisées l’été 2013 au sein même du muséum d’histoire naturelle, met en scène des animaux vivants, écorchés ou taxidermisés, et des plantes indéfinissables du fait du traitement de l’image, mais peu importe, puisque c’est dans l’imaginaire et l’esthétique que Sarah Moon souhaite nous entraîner. Loin du documentaire naturaliste, ses photographies en couleurs sont proches de la peinture par leur grain et leur velouté, par l’intérêt porté sur la couleur bien davantage que sur le sujet, oiseaux notamment. Ses photographies en noir et blanc griffées, floutées, tâchées, leurs contours dégradés, comme pour imiter les traces du temps, sont particulièrement fascinantes, aussi mystérieuses dans l’alchimie des tirages que dans ce qu’elles évoquent et racontent : « des récits pas très naturels du minéral, du végétal et de l’animal », reconnaît Sarah Moon. Deux courts-métrages complètent la galerie de photographies. Le premier est un véritable ballet animalier réalisé récemment au Jardin des Plantes. Le second, L’Effraie, date de 2004. Ce conte visuel, sonore et envoûtant, revisite le Petit soldat de plomb d’Andersen, avec sa maison hantée proche du bord de mer, sa danseuse qui sort de son cadre pour revivre, les souvenirs enfouis qui refont surface et la voix profonde et mélancolique de Sarah Moon qui raconte. Une voix qui envahit toute la salle d’exposition, ajoutant musicalité et romantisme à ces photographies hors du temps exposées dans le vaste sous-sol de la grande galerie de l’évolution. Née en 1941 dans une famille juive qui a du fuir la France occupée, Sarah Moon a grandi en Angleterre, est devenue modèle avant de se lancer dans la photographie en 1970. Après avoir travaillé avec succès pour la mode, elle s’est tournée vers une photographie plus introspective et poétique, détachée de la réalité, totalement fictionnelle, qui se conjugue au passé.

Catherine Rigollet

Visuel : Sarah Moon, Langage de cygne