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L'agora des arts - Des expositions à paris, en france et à l'étranger

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Singes et dragons. La Chine et le Japon à Chantilly au 18ème siècle

lundi 19 septembre 2011

Du 14 septembre 2011 au 1er janvier 2012
Musée Condé – Château de Chantilly (60)
Tous les jours, sauf mardi, de 10h à 18h
Après le 1er novembre : de 10h30 à 17h00
Tarif plein : 13€
Tél 03 44 27 31 80
www.domainedechantilly.com

Nous sommes au début du XVIIIe siècle, alors que la France se passionne pour l’exotisme, le duc de Bourbon, prince de Condé (1692-1740), collectionne pour son Château de Chantilly, les meubles en laque de Chine et du Japon, les indiennes, ces tissus peints ou imprimés fabriqués en Asie entre le XVIIe siècle et le XIXe siècle et les porcelaines. Son adoration pour cet art venu d’ailleurs le conduit même, dès les années 1720, à percer le mystère de la fabrication de la porcelaine. Pour cela, il fait venir un porcelainier nommé Cicaire Cirou, et crée une manufacture de porcelaine tendre à Chantilly entre 1725 et 1735. Cette porcelaine ne contient pas de kaolin, argile blanche dont les gisements en France ne seront découverts que dans la seconde moitié du XVIIIe siècle à Limoges. Il fait copier par des artisans français sa collection de porcelaines japonaises, dites « kakiemon » du nom d’une famille d’artistes. Parallèlement, il crée pour son usage personnel une manufacture de laques et une manufacture d’indiennes, si proches des originaux qu’on ne peut les distinguer, selon ses contemporains. L’exposition au château de Chantilly dévoile des pièces uniques d’art de la table et de mobilier venus d’Asie ainsi que d’autres créées d’après les dessins de Jean-Antoine Fraisse à qui le Duc de Bourbon avait commandé un album de modèles. Des prêts exceptionnels du musée du Louvre, du musée des Arts Décoratifs et de la Ville de Chantilly complètent le parcours qui passe par la célèbre Grande Singerie, située dans les Grands appartements. Pour servir de cadre à sa collection, le duc de Bourbon a fait peindre en 1737 un magnifique décor de motifs chinois sur les lambris et au plafond de son antichambre. Au XIXe siècle, on pensait qu’il s‘agissait d’une réalisation de Watteau. Aujourd’hui ces arabesques sont attribuées au peintre animalier et décorateur Christophe Huet (1700-1759). Le peintre n’a pas hésité à représenter le duc de Bourbon et les siens sous la forme de singes, tantôt partant à la guerre, tantôt se livrant aux plaisirs de la chasse à courre. Christophe Huet a réalisé aussi un ravissant petit boudoir pour les appartements féminins du rez-de-chaussée. Le décor de la Petite Singerie est composé de six panneaux, entièrement consacré aux dames de la cour de Chantilly. On y voit des « singesses » (terme du XVIIIe siècle pour « guenons ») occupées aux activités de chaque saison : chasse à courre, cueillette des cerises, parties de jeux de cartes, patinage sur les douves, jeux d’arc, auxquelles s’ajoutent de rares scènes de la toilette et du bain, avec un grand souci du détail dans les tenues et les accessoires qui sont un vrai témoignage de la vie quotidienne à cette époque. Spécialiste de ces « singeries », Christophe Huet en peindra d’autres à l’hôtel de Rohan à Paris (Archives Nationales) et au château de Champs-sur-Marne en région parisienne (Monument Historique de l’Etat, réouverture prévue en 2013 après travaux).