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Théodore de Neuhoff, roi de Corse, prince des Chimères

mercredi 26 septembre 2012

Du 23 mars au 15 septembre 2013
Musée municipal d’art et d’histoire
Place du donjon
La Citadelle - 20200 Bastia
Du 1er avril au 30 juin, et du 18 septembre au 30 octobre : du mardi au dimanche, 10h-18h
Du 1er juillet au 16 septembre : du mardi au dimanche, 10h-19h30
Expositions permanente et temporaire et jardin : 5€
Tél : 04 95 31 09 12
www.musee-bastia.com

 

Qui se souvient encore de Théodore de Neuhoff, roi de Corse au 18e siècle ? Il faut dire que son règne fut bref, à peine huit mois, et généralement considéré comme un épisode rocambolesque de l’histoire insulaire. Pourtant ce personnage né le 25 août 1694 à Cologne est complexe, à l’image de l’Europe du 18ème siècle. De sa jeunesse à la cour du roi de France à Versailles où il s’est constitué un réseau, jusqu’à sa misérable fin dans les faubourgs de Londres, en passant par son sacre au couvent d’Alesani le 15 avril 1736, le parcours de cet aventurier devenu éphémère monarque demeure l’un des plus fascinants de l’histoire Corse.
Resituons le contexte politique. Les Génois ont fait appel à leurs alliés Français pour tenter de maintenir leur domination sur les populations révoltées, tandis que les chefs corses révoltés veulent offrir la couronne de Corse à l’Espagne. Face à son refus, ils se tournent vers Théodore de Neuhoff, qui vient de débarquer en mars 1736 à Aléria avec une petite troupe. L’homme a soigné sa mise en scène, son costume, son discours…se flattant d’être tout à la fois Grand d’Espagne, Lord anglais, Pair de France et baron du Saint-Empire, il promet d’aider les Corses à se libérer. Couronné, il prend sa mission à cœur, organise un gouvernement, rédige une constitution, tente de réorganiser la vie économique, crée un hôtel des monnaies…Las, vite abandonné par ses commanditaires et les chefs corses, il quitte l’île en novembre 1736. Il tentera durant une dizaine d’années de revenir dans son royaume et de reprendre la lutte, mais toutes ces expéditions seront un échec.
Au fil d’une centaine d’œuvres venues de toute l’Europe, l’exposition proposée jusqu’au 15 septembre au musée de Bastia lève un peu le voile sur ce curieux personnage, caricaturé par la propagande génoise et française et qui fut, sur bien des points, l’inspirateur de Pascal Paoli dont le père était alors l’un des plus importants chefs de la rébellion et un proche de Théodore. La muséographie est à l’image de ce personnage romanesque : une frégate échouée y côtoie une galerie royale et une scène de théâtre afin de restituer dans leur dimension historique les portraits, armes, cartes, et manuscrits qui rendent compte des différents épisodes de cette biographie mouvementée.

Catherine Rigollet

Visuel : Portrait de Théodore de Neuhoff, Anonyme, 1736 ? Huile sur toile, 86,5 x 70 cm. Musée de Cologne. Photo. Rheinisches Bildarchiv Köln, Marion Mennicken.
Insula Corsica, COVENS Jean et MORTIER Corneille, 1737. Estampe, 51 x 62 cm. Musée de Bastia. Collection Musée de Bastia – Photo J.-A. Bertozzi-ADAGP.

Collections permanentes

- Tout au long de sa vie, le cardinal Fesch s’est appliqué à réunir une remarquable collection d’objets d’art d’Europe, notamment des peintures (près de 16 000 œuvres) des écoles flamandes, hollandaises, françaises et un panorama quasi exhaustif des écoles italiennes, des primitifs au XVIIIe siècle. On y trouve notamment de nombreuses œuvres d’artistes napolitains issus des ateliers alors les plus productifs et les plus en vogue. À la mort de Fesch, son exécuteur testamentaire, Joseph Bonaparte, frère aîné de Napoléon, contestant la donation des 2000 œuvres d’art initialement destinées à Ajaccio, sa ville natale, une partie est dispersée dans toute la Corse. Si la majorité des toiles est léguée à Ajaccio, Bastia obtient également une dotation considérable de 100 tableaux. Ces œuvres sont aujourd’hui conservées principalement au musée, mais également dans les églises de la ville. Le musée est installé au cœur de la citadelle, dans le palais des gouverneurs génois. Outre les œuvres issues de la prestigieuse collection Fesch, il compte aussi des collections de documents sur l’histoire urbaine, politique et culturelle de la ville, ainsi que le fonds Carlini, offert au Musée de Bastia en avril 1973. Cette collection est composée d’une centaine d’œuvres relatives à l’Ancien Régime finissant, la période révolutionnaire ou l’épopée napoléonienne, dont certaines proviennent de la collection d’un autre passionné de cette période : le docteur Fournier. Il s’agit pour l’essentiel, de petits objets rares et précieux : petites boîtes, miniatures et accessoires de mode. On y recense également des estampes et autres souvenirs historiques : lettre de Napoléon et aigle provenant de Fontainebleau.