Le site des meilleures expositions à Paris, en France et en Europe et des portraits d’artistes 21/01/2019

Le livre du mois

Entrez dans les coulisses du Louvre.
Une visite originale et joliment dessinée. À offrir pour les fêtes. Lire la suite de cette chronique dans la rubrique : Livres d’art >

L'artiste du mois

Jean-Pierre Plundr, peintre.
Il est des lieux où nait l’inspiration. C’est entre une île de l’Égée et son atelier auversois, que Jean-Pierre Plundr trouve la sienne, fasciné comme tous les peintres par la lumière. Reportage.

Coup  de coeur

Fernand Khnopff. Le maître de l’énigme.Maître du Symbolisme belge et proche d’artistes préraphaélites comme Burnes-Jones et Rossetti, Fernand Khnopff (1858-1921) est surtout connu pour ses portraits et nus de femmes comme sorties d’un songe. Moins exposée, sa peinture de paysage aux tonalités grises reflète pourtant l’esthétique singulière qui parcourt tout l’œuvre de cet artiste secret. Un concentré de mystère, de mélancolie, mais aussi de désenchantement. Jusqu’au 17 mars 2019, Petit Palais à Paris.

Jean-Jacques Lequeu. Bâtisseur de fantasmes

Totalement méconnu, mais pourtant hors du commun, Jean-Jacques Lequeu (1757-1826) fut un architecte sur le papier, un bâtisseur de fantasmes. Le Petit Palais expose l’œuvre graphique foisonnante de cet artiste utopiste et bouillonnant, un peu givré, mais tellement captivant ! Jusqu’au 31 mars 2019. Suite de l’article.

Les contes cruels de Paula Rego

Evénement artistique de l’année, cette rare rétrospective française consacrée à l’artiste portugaise Paula Rego (née en 1835) rend hommage à son œuvre figurative et narrative, réaliste et fantastique, troublante et dérangeante…presque entièrement réalisée au pastel. Mais un pastel aux touches colorées puissantes et vigoureuses, d’une grande énergie et expressivité. Une œuvre d’émancipation et de passion. Magistrale. Jusqu’au 14 janvier 2019.

Grayson Perry dynamite la Monnaie de Paris

La Monnaie de Parie organise une vaste monographie du Lauréat du Turner Prize 2003. Sous le titre de l’expo bien dans l’air du temps : "Vanité, sexualité, genre", l’artiste populaire britannique adepte du travestissement (en son alter ego Claire), y présente ses céramiques, sculptures et tapisseries provocatrices qui cassent les codes et interrogent les identités. Un art du second degré enveloppé de kitsch. Jusqu’au 3 février 2019.

Le Cubisme, 1907-1917

Une traversée inédite et un panorama complet de l’un des mouvements fondateurs de l’histoire de l’art moderne. Une exposition fondamentale. Centre Pompidou. Du 17 octobre 2018 au 25 février 2019.

Saint-Etienne. Design et merveilleux : de la nature de l’ornement

Comment la poésie de la nature s’invite dans nos objets design du quotidien désormais conçus avec des logiciels de simulation, sans perdre de leur merveilleux ? Réponse au Musée d’art contemporain de Saint-Étienne. Jusqu’au 21 avril 2019. En savoir plus.

Patrick Neu. Echos

Travaillant en retrait du monde et du temps, avec des matières peu communes en art tels les ailes d’abeilles, la suie sur verre, la cire, les cheveux ou le cristal, l’artiste lorrain crée des œuvres insolites, d’une parfaite maîtrise technique. Une quinzaine de pièces sont à découvrir à l’Abbaye de Maubuisson (Val d’Oise), dont plusieurs inédites, parfaitement en résonance avec l’histoire de cette ancienne abbaye cistercienne de femmes. Jusqu’au 17 mars 2019.


Miró. Rêve en bleuNi abstrait ni figuratif, riche de multiples inventions, Miró (1893-1983) a inventé un langage bien à lui, onirique, poétique, parfois enfantin, drôle et grave puissamment coloré, sans cesse renouvelé dans le style : fauve, cubiste, surréaliste…et toujours en communion avec la nature. Le Grand Palais dédie une grande rétrospective au maître catalan.
Face à tant d’énergie, de rêveries en couleurs et de trésors d’imagination, on sort de cette réjouissante exposition avec la pêche. Ne pas s’en priver ! Jusqu’au 4 février 2019.


Dorothea Lange. « Politiques du visible »Dorothea Lange a consacré toute sa carrière de photographe à faire œuvre d’investigation documentaire, avec la force de son engagement citoyen. Son impressionnant corpus de milliers d’images, d’une qualité exceptionnelle et d’une grande force émotionnelle, constitue de véritables archives politiques, sociales et économiques de l’Amérique des années 30-40. Jusqu’au 27 janvier 2019.


Jean-Michel BasquiatNéo-expressionniste sans le savoir, auteur d’une peinture émotionnelle, engagée, provocatrice, Basquiat reste une énigme stylistique que seuls des contacts multiples avec sa peinture nous permettent d’apprécier. Cette exposition à la Fondation Vuitton nous en offre une formidable opportunité. Jusqu’au 21 janvier 2019.


Egon Schiele. Un artiste à vifDans la Vienne des années 1910, Egon Schiele (1890-1918) fait scandale. Dessinateur virtuose soutenu par Gustav Klimt, il choque avec ses corps nus, souvent très jeunes, désarticulés, ses poses érotiques audacieuses. À l’occasion du centenaire de la mort de l’artiste, météore de l’art expressionniste emporté à 28 ans par la grippe espagnole, la Fondation Vuitton réunit une centaine de dessins, gouaches et peintures. Jusqu’au 14 janvier 2019.


Metz. Peindre la nuitUne somptueuse balade nocturne en compagnie d’une centaine d’artistes, figures historiques et contemporains qui ont peint la nuit…ou qui peignaient de nuit. Jusqu’au 15 avril 2019 au Centre Pompidou Metz.


Gustave Moreau. Vers le songe et l’abstraitLe musée Gustave Moreau s’interroge depuis des années sur le statut des nombreuses œuvres non figuratives qui y sont conservées. Désignées à l’origine comme ébauches, ces œuvres furent au cours du vingtième siècle qualifiées d’abstraites. Au cœur des collections permanentes, une centaine de peintures et aquarelles nous entraîne « vers le songe et l’abstrait », comme le souhaitait lui-même le peintre. Laissez-vous surprendre. Jusqu’au 21 janvier 2019.

En bref

Restitution du patrimoine africain

Après la dépouille de Saartje Baartman, la Vénus hottentote conservée au musée de l’homme et ramenée en Afrique du Sud en 2002, des têtes maories restituées à la Nouvelle Zélande en 2012…Emmanuel Macron promet à l’Afrique des restitutions d’œuvres africaines « d’ici à 5 ans ». Des objets majoritairement conservés au Musée du Quai-Branly à Paris. Le texte de référence est la Convention Unesco de 1970 qui oblige les États signataires à restituer le patrimoine sorti illicitement (pillages, trafics etc.). Ce texte est efficace s’agissant d’objets entrés illégalement dans les collections publiques. Plus de 90 000 objets d’art africain figurent aujourd’hui dans les musées français.

Paris. Alberto Giacometti – Peter Lindbergh. Saisir l’invisible. L’Institut Giacometti présente les photographies inédites d’œuvres d’Alberto Giacometti prises par Peter Lindbergh, l’un des photographes les plus importants de sa génération. À ces photographies est associée une sélection de plâtres, de bronzes et de dessins choisis par le photographe. Ce face à face permet de montrer le dialogue très intime qui s’est établi entre le photographe et les œuvres du sculpteur. L’exposition, sous le commissariat de Serena Bucalo-Mussely, rassemble plus d’une soixantaine d’œuvres des deux artistes. Du 22 janvier au 24 mars 2019. www.fondation-giacometti.fr/institut Paris. Fluctuart : un centre d’art sur la Seine Lauréat de l’appel à projets « Réinventer la Seine » (de Paris au Havre), Fluctuart est un bâtiment flottant au pied du pont des Invalides face au Grand Palais, entièrement consacré à l’art urbain sur 850 m2 et trois niveaux, gratuit et ouvert à tous, toute l’année. Conçu par Géraud Boursin, Nicolas Laugero Lasserre et Éric Philippon, et dessiné par l’architecte Gérard Ronzatti, président de Seine Design, Fluctuart accueillera une collection permanente, une galerie d’art urbain, des ateliers d’artistes en résidence, des conférences et débats, des ateliers initiatiques. Deux espaces, bar & fooding, sont également prévus pour des soirées festives et insolites autour de performances artistiques et d’œuvres d’art. Ouverture prévue au printemps 2019, Port du Gros Caillou – 75007. https://fluctuart.fr/ et http://www.reinventerlaseine.fr/ Paris. Fendre l’air, l’art du bambou Rassemblant 160 œuvres, l’exposition raconte l’histoire de cet art méconnu en Occident. Les œuvres de sept artistes contemporains, de véritables sculptures, complètent la présentation. En outre, un artiste est plus particulièrement mis à l’honneur : Iizuka Rokansai (1890-1958), considéré comme la référence majeure de la vannerie japonaise. Jusqu’au 7 avril 2019. www.quaibranly.fr Londres. Ansel Adams : Landscapes of the American West Une exposition d’œuvres du célèbre photographe paysagiste et militant écologiste dont la familiarité avec le paysage californien lui a permis de capturer la beauté intacte de la région. Le mont Williamson, dans la Sierra Nevada, à Manzanar, en Californie, en 1944 en est un bel exemple. Atlas Gallery, 49 Dorset St, Marylebone. Jusqu’au 2 février 2019.
www.atlasgallery.com
Paris. 100 ans de céramique danoise Une évolution de la céramique danoise depuis les années 1880, révélée par quelque 500 pièces de grands artistes danois qui continuent d’allier formes naturelles, fonction et excellence de la technique. Maison du Danemark, entrée libre (fermé le lundi), 142 avenue des Champs-Élysées. Du 29 novembre 2018 au 3 mars 2019. www.maisondudanemark.dk Vienne (Autriche). Ed Ruscha Oklahoma City, ville de son enfance, et son argot, sont convoqués par Ed Ruscha, l’artiste multimédia, dans une nouvelle série de “peintures linguistiques” qui transforment des expressions à la grammaire approximative en œuvres d’art. À voir aussi, ses interprétations du drapeau américain. Double Americanisms se tient au Palais de la Sécession jusqu’au 20 janvier 2019. www.secession.at Paris. Les Bouddhas de Nara Berceau historique du Japon, la ville de Nara fut capitale de 710 à 784. Elle est connue pour abriter certains des anciens temples bouddhiques du pays. Ils conservent encore aujourd’hui les chefs-d’œuvre incontestés de la sculpture japonaise médiévale. Deux gardiens, insignes trésors nationaux sont pour la première fois prêtés hors du Japon et présentés en France. Le temple Kôfuku –ji prête également une statue de bois du bodhisattva Kshitigarbha (Jizô bosatsu en japonais), « bien culturel important ». Cette exposition, dernière étape de la saison culturelle "Japonismes", fait suite au succès de l’expo Meji, Splendeurs du Japon impérial (1868-1912).. Du 23 janvier au 18 mars 2019. Musée Guimet. www.guimet.fr Hiroshi Sugimoto à Versailles Deuxième artiste japonais invité à présenter ses œuvres au Château de Versailles, le photographe Hiroshi Sugimoto venu à l’architecture et aux arts vivants sur le tard, présentera photographies et projets architecturaux dans les jardins du Trianon. Du 16 octobre 2018 au 20 janvier 2019. Paris. Art brut japonais À l’heure où l’art brut trouve une place importante sur la scène de l’art contemporain, le Japon contribue à porter ce phénomène artistique au-delà de son ancrage originel occidental. Une cinquantaine de créateurs témoignent qu’au sein de toutes les cultures, des personnalités singulières inventent leur propre mythologie et leur propre langage figuratif. Du 8 septembre 2018 au 10 mars 2019. Halle St Pierre.