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L'agora des arts - Des expositions à paris, en france et à l'étranger

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Velazquez

dimanche 29 mars 2015

Du 25 mars au 13 juillet 2015
Galeries Nationales du Grand Palais
(Entrée Square Jean Perrin)
Dimanche et lundi, de 10h à 20h
Du mercredi au samedi, de 10h à 22h
Fermé le mardi
Entrée tarif plein : 13€
www.grandpalais.fr

 

- Catalogue relié, 408 pages et 330 illustrations, co-édité par la RMN-Grand Palais et le musée du Louvre. 50€.

Un titre trop concis. Car l’intérêt aussi de cette exposition est de replacer le peintre espagnol (1599-1660) dans son contexte et de montrer des œuvres de ses maîtres, contemporains ou collaborateurs. Sur plus d’une centaine de toiles, une cinquantaine est de la main de ces autres artistes, tels Francisco Pacheco, les caravagistes espagnols – Ribera, Maino et Tristán – ou encore le chef d’atelier et gendre de Velázquez, Juan Bautista Martinez del Mazo.

À 12 ans seulement, Diego Rodriguez de Silva y Velázquez intègre l’atelier de Francisco Pacheco à Séville, meilleur théoricien de l’art que peintre. C’est l’époque de ses peintures religieuses et celles de ses scènes naturalistes. Encouragé par son maître, il entre à la cour de Philippe IV en 1623, et en devient le peintre exclusif. Il ne peint alors que des portraits. Envoyé en Italie, il apprend à maitriser le paysage – on en voit un superbe exemple avec Portrait de l’infant Baltasar Carlos sur son poney, 1634-36 et prend des libertés novatrices avec ses portraits : nulle idéalisation, même les dieux deviennent de simples artisans, comme dans la Forge de Vulcain, c. 1630, qui date de l’époque romaine. À son retour, il est assailli de demandes de portraits. Sa palette joue sur les gris, les noirs, les verts et les rouges. Il est envoyé en Italie une seconde fois et y reste deux ans pour acquérir des œuvres antiques et modernes, y peignant un portrait d’Innocent X sans complaisance. « Troppo vero », dira le pape. Dans les dix dernières années de sa vie, Velazquez atteint le sommet de son art avec ses portraits royaux. Les visages, sous leur hiératisme apparent, parlent. Selon l’historien de l’art, Elie Faure, le peintre capte chez les hommes la puissance de l’action, chez les femmes le rayonnement de la vie, et chez l’enfant « le charme de l’éveil de l’être ». Leurs vêtements, qu’ils soient princes ou gueux, sont là moins pour définir leur position sociale que pour former un tout harmonieux avec le monde que le peintre a deviné en eux.
Seule dans sa catégorie, la surprenante Venus au miroir, c. 1647-51, nu unique du peintre. Œuvre de tendresse mise en regard avec le non moins tendre Hermaphrodite endormi de marbre que Velázquez avait vu dans la Collection Borghèse à Rome et qui est maintenant au Louvre.

Une exposition passionnante où l’efficace alternance des œuvres de Velázquez et des autres artistes confirme son incontestable supériorité sur les peintres espagnols de son époque.

Elisabeth Hopkins

Visuel : Diego Velazquez, Venus au miroir, vers 1647-1651, 122,5 x 177 cm, Huile sur toile, The National Gallery, © The National Gallery.
Visuel accueil : Diego Velazquez, Cheval blanc,, 1634-1638, 310 x 243 cm, Huile sur toile, Palacio Real (Patrimonio Nacional), Madrid © Patrimonio Nacional.