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L'agora des arts - Des expositions à paris, en france et à l'étranger

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William Kentridge

mercredi 30 juin 2010

William Kentridge. Cinq thèmes
Du 29 juin au 5 septembre 2010
Jeu de Paume
Mardi de 12h à 21h
Du mercredi au vendredi de 12h à19h
Samedi et Dimanche de 10h à 19h
Fermeture le lundi
Tél. 01 47 03 12 50
www.jeudepaume.org

- En parallèle à l’exposition du Jeu de Paume, le Louvre accueille une nouvelle œuvre de Kentridge sur le thème de l’Egypte : des vidéos, conçues comme des carnets de notes, projetées dans le lit à baldaquin de Louis XIV. Totalement onirique.
( à voir : salle 26 du département des Antiquités égyptiennes, du 1er juillet au 30 août).

Né en 1955 en Afrique du Sud, William Kentridge s’est fait connaître dans les années 1990 avec ses « dessins pour projection » dépeignant la vie quotidienne à l’époque de l’apartheid. Un art à la fois politique, poétique, caustique et percutant. Une exceptionnelle série de 9 films (à l’auditorium) brosse le climat politique et social de Johannesburg à travers Soho et Felix, deux personnages emblématiques. On reste captivé par la force émotionnelle de cette animation image par image, cette succession très cadencée d’effacements et d’additions de traits de fusain, amplifiée par un accompagnement musical très efficace. Une technique qui exacerbe autant les effets dramatiques qu’humoristiques (comme dans la Flûte enchantée). Depuis, l’artiste sud-africain a peaufiné sa méthode de travail et élargi sa thématique pour s’intéresser à d’autres conflits politiques, d’autres modes de représentation (théâtre qu’il a étudié à Paris), d’autres techniques (sculptures, collages, illusions d’optique), navigant librement des uns aux autres. Son installation What will Come (has already come) de 2007 est à ce titre tout à fait remarquable. Elle évoque l’invasion de l’Abyssinie (Ethiopie) par Mussolini en 1935, à l’époque de l’Italie fasciste, à partir d’images déformées qui sont projetées sur une surface plane et se reconstituent dans un miroir cylindrique. Une façon de suggérer le côté cyclique des événements historiques et les distorsions auxquelles ils se prêtent. La dernière œuvre présentée, I am not me, the horse is not mine (2008), s’inspirant de la nouvelle de Gogol, interroge sur l’histoire de l’avant-garde révolutionnaire dans l’art russe, et plus généralement sur la négation des responsabilités.

Quarante œuvres sont présentées au Jeu de Paume, de la fin des années 1980 à nos jours.

Catherine Rigollet