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L'agora des arts - Des expositions à paris, en france et à l'étranger

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André Kertész

mardi 28 septembre 2010

Du 28 septembre au 6 février 2011
Jeu de Paume
Tous les jours sauf lundi
Mercredi à vendredi de 12h à 19h
Samedi et dimanche de 10h à 19h
Nocturne le mardi jusqu’à 21h
Tél. 01 47 03 12 50
www.jeudepaume.org

De Paris à la Hongrie en passant par New York, où il a vécu durant cinquante ans, André Kertész (Budapest, 1894 - New York, 1985) a capté des instantanés de vie quotidienne anodine, pratiquant une photographie très personnelle, expression de sentiments souvent mélancoliques. Promeneur en quête d’images de solitude, il est aussi fasciné par les ombres portées des objets, des personnages ou des monuments qu’il glane au cours de ses promenades avec son Leica en bandoulière. Exploitant les innovations, il s’intéresse aux déformations optiques (Distorsions de nus), puis à partir des années 1950, il utilise zooms et téléobjectifs pour photographier des détails, des objets insignifiants, tels une fourchette, une fleur fanée dans un vase, la pipe et les lunettes de Mondrian… mais qu’il élève au rang de nature morte. Toujours l’émotion détermine chez lui le déclenchement de son appareil photographique qui lui sert d’outil pour décrire sa vie, écrire son journal intime visuel.
André Kertész n’a jamais vu son œuvre faire l’objet d’une véritable rétrospective en Europe, bien qu’il ait fait don de tous ses négatifs à l’État français. Il est pourtant l’un des photographes majeurs du XXe siècle, tant du point de vue de la richesse de son œuvre que de la longévité de sa carrière. L’exposition qui s’est ouverte le 28 septembre, le jour même du 25ème anniversaire de sa disparition, montre comment s’est élaborée une poétique de la photographie dans son oeuvre, "un véritable langage photographique" selon ses propres termes. Le parcours (qui ouvre sur des très petits tirages à observer avec une loupe mis à la disposition des visiteurs) met en valeur l’autonomie de chaque photographie (unique car l’artiste ne se répète jamais), tout en le ponctuant par des séries ou des thèmes récurrents, comme par exemple les distorsions, les buildings new-yorkais, les cheminées ou la solitude.

Catherine Rigollet