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L'agora des arts - Des expositions à paris, en france et à l'étranger

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Antoine Bourdelle…que du dessin

dimanche 13 novembre 2011

Du 9 novembre 2011 au 29 janvier 2012
Musée Bourdelle
18, rue Antoine Bourdelle 75015
Du mardi au dimanche, de 10h à 18h
Fermé lundi et jours fériés
Tél.01 49 54 73 73
Tarif plein : 5€
www.bourdelle.paris.fr

« Dessinez constamment », conseillait Antoine Bourdelle à ses élèves, « le savoir en sculpture, c’est le dessin ». De manière impérative et passionnée, le sculpteur lui-même pratiqua quotidiennement ce qu’il nommait « cette discipline ». Pour celui qui fut élève de Falguière et de Dalou, puis praticien de Rodin avant de laisser libre cours à un romantisme conjugué à un génie pour le monumental, il s’agissait déjà de copier de grands artistes (Michel-Ange, Jean-Baptiste Carpeaux, Gustave Doré…), histoire de se faire l’œil et la main. De dessiner sur le vif pour saisir le monde qui l’entoure. Puis de mémoire, pour s’approprier la chose vue et restituer en dessin cette image mentale. Chez Bourdelle le dessin a aussi servi souvent de point de départ aux sculptures. Alors au final sa production graphique est foisonnante : portraits intimes, paysages, nus classiques, centaures et centauresses, figures fantastiques, architectures, scènes de théâtre...Certains dessins sont des croquis, des esquisses, d’autres sont des œuvres à part entière, signées de son monogramme, un A debout et un B renversé.

À l’occasion du 150ème anniversaire de la naissance du sculpteur, le musée Bourdelle expose 250 feuilles choisies parmi les 7000 œuvres conservées dans ses collections. Apparaissent déjà dans ces petits formats du Bourdelle dessinateur les signes de la puissance de l’œuvre lyrique, expressionniste et sans concession du Bourdelle sculpteur. Elle se déploie dans le musée, au travers de ses innombrables sculptures dont l’une des plus poignantes est l’admirable Centaure mourant. On ne manquera pas de se faufiler dans la cour arrière de l’atelier, habitée par de colossales sculptures un peu oubliées à l’ombre des bosquets sauvages. On visitera son atelier conservé pieusement en l’état. Et on poussera la porte du modeste et sombre appartement de l’artiste pour se plonger dans l’atmosphère intimiste de son mobilier et de ses œuvres très personnelles comme un ravissant portrait de jeune femme à l’ombrelle ou un petit bronze de femme sculpteur au compas. Nous sommes ici dans le jardin secret de l’artiste, qu’il nous a déjà laissé entrevoir au fil de l’exposition dans plusieurs de ses dessins d’inspiration intime.

Catherine Rigollet