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L'agora des arts - Des expositions à paris, en france et à l'étranger

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Bye Bye, Bye Baby, Bye Bye. Guy Peellaert

jeudi 28 mai 2009

Du 26 mai au 28 septembre 2009
Fondation Dina Vierny-Musée Maillol.
Contacts : 01 42 22 59 58
www.museemaillol.com<span

Ni nostalgiques ni passéistes, rêveurs absolument ! Depuis 36 ans, les Rock Dreams de l’illustrateur belge Guy Pellaert font partie de notre imaginaire, de notre jardin secret. Ces planches, publiées en album en 1973, ont sublimé la mythologie du rock’n’roll, de la soul et de la country, cette musique populaire aux chansons que l’on fredonne et qui, gonflées d’histoires de rien, alimentent nos fantasmes, nos espoirs et nos peines. Alors que le grand coloriste belge a rejoint le panthéon des rockers en novembre dernier, le musée Maillol a eu l’heureuse idée, sous l’impulsion d’Olivier Lorquin, président de la Fondation Vierny, et de Claudine Boni, commissaire de l’exposition et « manager » de l’artiste pendant des années, de réunir trente planches de Rock Dreams sous le titre Bye Bye, Bye Baby, Bye Bye. Avant l’ère de MTV et de Photoshop, la technique mixte de Peellaert (aérographe, crayon, pastel, encre, gouache, montage sur papier photographique collé sur carton) était tout à fait surprenante, entre photo et illustration pour créer des mises en scène aux couleurs somptueuses et oniriques. Certaines des planches exposées ne font pas partie de celles éditées dans l’album original : Diana Ross, le regard inquiet mais sublime dans ses bas lamés, descendant d’une limousine dans la rue d’un quelconque ghetto noir qu’on imagine être celui de son enfance ou encore les Beatles courant sur un champ de fraises (Strawberry Fields) poursuivis par Gandhi et l’establishment anglais. Vers l’Inde du Maharishi ? Car, on ne sait jamais avec Peellaert si on est dans la réalité ou dans l’imaginaire, en tout cas dans la légende de ces icônes du XXe siècle, consacrées aussi par le talent de l’illustrateur car certains personnages (Dave Dudley...) sont beaucoup moins célèbres que d’autres (Bob Dylan...). Des racines de cette musique noire et blanche au drame final de ceux qui ont préféré « mourir avant de devenir vieux » (Jim, Brian, Janis, Jimi), tout le rock est là, représenté comme jamais.

Belles reproductions de planches, biographie de Peellaert et reprise de l’introduction de Michael Herr (pour la réédition de « Rock Dreams » en 1982) dans le catalogue édité chez Gallimard (29 euros).

Jean-Michel Masqué