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L'agora des arts - Des expositions à paris, en france et à l'étranger

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Charley Toorop (1891 - 1955)

dimanche 21 février 2010

Du 19 février au 9 mai 2010
Musée d’art moderne de la ville de Paris
Du mardi au dimanche de 10h à 18h
Plein tarif 7€
Tél. 01 53 67 40 00
www.mam.paris.fr

Ses portraits d’amis, comme ses autoportraits, ses natures mortes ou ses rares paysages ont tous un point commun : ils vous heurtent de front, vous font face de manière presque brutale.
Foncièrement réaliste, Charley Toorop (1891-1955) pratique une peinture proche du fauvisme par les couleurs, et de l’expressionnisme par le trait (elle tournera ensuite le dos à l’expressionnisme à partir de 1927). Imprégnée d’une grande sensibilité sociale, cette artiste peint avec sa fibre humaniste des sujets humbles, des gens des rues et des cafés, des prostitués, la vie urbaine, dans des cadrages toujours très serrés et fait montre d’une totale ouverture d’esprit. Amie et collectionneuse de Piet Mondrian, de Gerrit Rietveld ou de Bart van der Leck, elle soutient le cinéma d’avant-garde, avec Joris Ivens, aussi bien qu’elle influence les jeunes artistes du réalisme magique comme Pyke Koch. Fille du grand peintre symboliste hollandais Jan Toorop, elle est également la mère d’Edgar Fernhout qui, de peintre figuratif deviendra, après guerre, l’un des principaux représentants de la nouvelle abstraction en Hollande. Par son refus de collaborer durant l’occupation, Charley Toorop après-guerre fera figure d’autorité morale. Elle continuera à peindre même diminuée après une attaque d’apoplexie, produisant en 1954-55 un ultime et prémonitoire Autoportrait, où elle se présente exceptionnellement de trois-quarts, sur fond de rideau noir.
La position de Charley Toorop, à la croisée des chemins de la modernité, est illustrée dans l’exposition par des œuvres de ces différents artistes auxquelles elle fut liée. L’exposition comprend environ 110 numéros, dont 85 de Charley, complétés par des œuvres de Bart van der Leck, Fernand Léger, Piet Mondrian, Gerrit Rietveld, Ossip Zadkine, Jan Toorop, Edgar Fernhout, John Raedecker, Pyke Koch, Henk Chabot, Joris Ivens, John Fernhout et Eva Besnyö. L’imposant parcours de cette exposition se termine sur le grand et magnifique Trois générations (le père, la fille et le fils). Un tableau hautement symbolique que Charley Toorop mit presque dix ans à peindre. Reprenant, dans une version adaptée celle qui a été présentée au Musée Boijmans Van Beuningen de Rotterdam, l’exposition offre la première rétrospective à Paris, de cette artiste phare de l’art moderne néerlandais.

Catherine Rigollet