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L'agora des arts - Des expositions à paris, en france et à l'étranger

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Claude Monet (1840-1926)

jeudi 2 septembre 2010

Du 22 septembre 2010 au 24 janvier 2011
Grand Palais
www.monet2010.com

On peut se faire un grand cycle Monet :

- En se rendant à l’Orangerie voir la salle dédiée aux Nymphéas.
www.musee-orangerie.fr

- Au musée Marmottan-Monet Claude Monet qui présente jusqu’au 26 septembre "Monet et l’abstraction", puis du 7 octobre au 20 février : L’intégralité de sa collection Monet, la plus riche au monde. Pour cette occasion, les rotondes et la grande galerie du rez-de-chaussée, ainsi que la rotonde des "Nymphéas" au sous-sol du musée et la salle Bernheim, mettront à l’honneur 136 oeuvres (une centaine de toiles et 29 dessins (parmi lesquels 21 caricatures et 8 carnets de dessins), mais aussi des carnets de comptes, des lettres de correspondance… autant de pièces qui permettent de s’immiscer dans la vie intime de Claude Monet.
www.marmottan.com

- En visitant la maison et le jardin de Monet à Giverny (Eure). Ouverts jusqu’au 1er novembre. Lire notre article.

- En lisant : Monet, "un oeil...mais bon Dieu, quel oeil !" de Sylvie Patin. Découvertes Gallimard.

Si les Nymphéas constituent l’aboutissement de recherches entamées plus tôt dans sa carrière et consacrent l’artiste impressionniste comme le premier des abstraits, ils ne doivent pas faire oublier que pendant plus de soixante ans, Claude Monet a peint sans relâche, voyageant en quête de nouveaux paysages à interpréter, de variations de lumière à capter et élaborant une oeuvre fondatrice de l’art moderne.
Avec près de deux cents huiles, cette rétrospective veut même susciter la surprise en permettant de découvrir des tableaux méconnus, aux côtés des plus célèbres (une autre exposition consacrée à l’artiste, qui se tient au musée Marmottan à Paris du 6 octobre 2010 au 20 février 2011, prive toutefois le Grand Palais du tableau Impression Soleil Levant (1872) qui a donné son nom au mouvement impressionniste). On ne verra pas non plus les très grands Nymphéas, proches de l’abstraction, qu’on ira admirer dans la foulée à l’Orangerie et à Marmottan. Il n’empêche, cette exposition monographique, la plus importante dédiée à l’artiste depuis celle organisée aux Galeries nationales en 1980, retrace la carrière de Monet dans un parcours qui associe plusieurs fils conducteurs. La première moitié de l’exposition se concentre sur les peintures antérieures à 1890, rassemblant des paysages de diverses régions françaises, surtout ces paysages d’eau (mer, rivière...) qui fascinent l’artiste, "mais si difficiles à peindre, à rendre fou tellement ils sont admirables".
À mi-parcours, deux parties de l’exposition, petites mais denses, tranchent sur le reste en se concentrant, l’une, sur la nature morte (vite oubliée) et l’autre, sur la figure et le portrait avec ses grandes toiles qui composèrent l’immense Déjeuner sur l’herbe de six mètres de long. Commencé en 1865, abandonné un an plus tard, il fut ensuite oublié jusqu’à ce que Monet le retrouve en 1884 et en sauve quelques parties, aujourd’hui conservées à Orsay. La seconde moitié de l’exposition est construite autour de trois fils conducteurs, qui ont tous leur point de départ avant la charnière de 1890 et s’intensifient après, afin de souligner les continuités qui sont une composante fondamentale de l’art de Monet : la répétition (les Meules), l’intériorité (Giverny) et la décoration (Nymphéas). Par choix des commissaires d’exposition, on ne trouvera pas de pastels et de dessins, mais en revanche un mur dédié aux variations de Roy Lichtenstein sur les vues de la cathédrale de Rouen de Monet. Une intéressante confrontation entre deux joueurs de lumières et de couleurs.

Catherine Rigollet