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L'agora des arts - Des expositions à paris, en france et à l'étranger

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Dans la lumière de Hans Seiler

vendredi 31 juillet 2009

Du 19 novembre au 26 février 2010
Musée des Beaux-Arts
20, Cours d’Albret - Bordeaux
Tous les jours, de 11h à 18h
Tél. 05 56 10 20 56
Expositions temporaires : 5€ et 2,50€ réduit
www.bordeaux.fr<span

Né en Suisse en 1907, Seiler monte à Paris en 1927 et s’inscrit à l’Académie Ranson, fief des Nabis. Il y rencontre Vieira da Silva, Manessier, Bertholle, Le Moal, Etienne-Martin... Il entre dans l’atelier de Bissière, de vingt ans son aîné, et voit en lui « l’un des peintres qui connaît le mieux son métier ». Au titre de professeur, ce dernier préfère celui de « conseiller » et privilégie les « discussions amicales » aux cours magistraux. Leur amitié va durer jusqu’à la mort de Bissière, en 1964. Grand paysagiste, Seiler voyage dès les années 30 en Bretagne, en Normandie, en Hollande et en Espagne où il puisera son inspiration. Sa peinture, qui paraît au premier regard abstraite, reste fondamentalement figurative. Accordant une grande importance au pouvoir constructif de la ligne, il l’utilise pour dessiner des mosaïques, dérivées du cubisme, qui deviennent au fil du temps sa signature. D’abord puissamment colorée, sa palette va se faire de plus en plus subtile, avec des accords nuancés, aux harmonies rares de verts, de bleus et d’ocre. Un lyrisme contenu, intimiste, que Seiler adopte définitivement. Après la guerre, le peintre qui a acquis une maison à La Roque-Gageac en Dordogne s’inspire de l’émotion ressentie face aux paysages pour la retraduire dans l’intimité de son atelier. Le thème de la pièce ou de l’atelier devient récurrent chez Seiler. Tout en poursuivant ses recherches sur le paysage, il se consacre de plus en plus à ses Intérieurs. Bien vite, c’est le gris qui domine dans sa palette, un gris somptueux, réchauffé par la lumière, qui devient un autre signe distinctif de sa peinture. Considéré comme appartenant à la deuxième école de Paris, Seiler travaille en réalité en solitaire entre le Périgord et Paris. Au début des années 1970, après les intérieurs gris, il peint des ciels qui occupent toute la toile, ne laissant qu’un mince ruban aux arbres et aux maisons. En 1978, il se rend pour la première fois en Espagne et fasciné par les paysages époustouflants qu’il traverse, il dessine avec ardeur, sa peinture s’assombrit et se dramatise. Il retournera en Espagne chaque année, durant le mois de septembre, jusqu’en 1986, année de son décès. Cette exposition qui revalorise le travail de Hans Seiler, héritier de Roger Bissière et d’André Lhote, présente une vingtaine de toiles et dessins.

Catherine Rigollet