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De Turner à Monet. Hommage aux paysages bretons

dimanche 10 juillet 2011

De Turner à Monet, la découverte de la Bretagne par les paysagistes au XIXè siècle.
Du 1er avril au 31 août 2011
Musée des Beaux-Arts
40, place Saint-Corentin - Quimper
Tél. 02 98 95 45 20
www.musee-beauxarts.quimper.fr

Alors qu’au XVIIIe la Bretagne est une sorte de terra incognita pour la peinture, à l’exception des ports de Lorient, Saint-Malo et Brest où les artistes étaient envoyés en mission, elle suscite à partir des années 1830 un incroyable intérêt. Dans le cadre du mouvement romantique, peintres et écrivains se lancent à la découverte de cette province isolée, de ses monuments mégalithiques, de son passé celtique, ses promontoires rocheux, ses petites cités médiévales, ses monuments religieux et les traditions d’une population qui semble primitive. La différence de langue et la forme même de la péninsule dans laquelle on s’enfonce ajoutent à l’impression d’exotisme. Dans les années 1830-1840, après la mort de Chateaubriand et en parallèle avec l’édition des premiers albums lithographiques aux illustrations pittoresques, le phénomène de découverte va s’amplifier. Dans les années 1860, la construction de lignes de chemin de fer vers Quimper et Brest décuple le mouvement. Des colonies d’artistes se créent comme à Douarnenez ou Pont-Aven. La Bretagne est à la mode. Une bonne partie des peintres familiers des environs de Barbizon quittent l’Île-de-France pour la Bretagne dont les thèmes campagnards et les traditions, en particulier les représentations des pardons et des noces, plaisent aux amateurs. Cette attraction se poursuit durant toute la seconde moitié du XIXe siècle. Dans les années 1860-1870, les thèmes campagnards sont progressivement remplacés par d’autres relatifs à la mer. Les peintres se regroupent en colonies dans des ports de pêche comme Cancale, le Croisic, Camaret, Douarnenez, et surtout Concarneau. Dans les dernières années du siècle, les comportements changent. Les peintres se lassent de l’ambiance des colonies et préfèrent explorer des régions peu connues et s’isoler pour travailler. La côte nord les retient comme à Saint-Briac ou Bréhat. Ils explorent les îles, la presqu’île de Crozon, le Cap Sizun. Ils découvrent le pays bigouden. Les sources d’intérêt ne sont plus les mêmes. Dorénavant les effets plastiques prédominent sur les sujets.
« C’est une exposition inédite avec des oeuvres marquantes qui viennent du monde entier, rassemblées pour la première fois en Bretagne », a déclaré André Cariou, le conservateur du musée. L’exposition, qui a reçu le label « exposition d’intérêt national » du ministère de la Culture réunit plus de 80 peintures, dessins et gravures, depuis des chefs d’œuvre de Turner, Corot, Jongkind, Daubigny, Boudin, Monet ou Luce en provenance des Etats-Unis, de Grande-Bretagne, de Suisse, des Pays-Bas, d’Allemagne et de grands musées français.
Elle évoque les diverses approches des peintres, explique leurs déplacement sur le motif à travers la péninsule, montre l’évolution des lieux et des thèmes au fil du temps, depuis la peinture des ports de guerre à la fin du XVIIIe, jusqu’aux scènes réalisées lors des séjours de Claude Monet ou Maximilien Luce dans les dernières années du siècle. C’est la grande exposition de l’été en Bretagne !