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L'agora des arts - Des expositions à paris, en france et à l'étranger

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Jan Kopp. La courbe de la ritournelle

samedi 16 avril 2011

Du 6 avril au 1er octobre 2011
Abbaye de Maubuisson
Avenue Richard de Tour
Saint-Ouen-l’Aumône (agglomération de Cergy-Pontoise, Val-d’Oise)
Du lundi au vendredi (sauf mardi) de 13h à 18h, le week-end et les jours fériés de 14h à 18h.
Renseignements : 01 34 64 36 10
www.valdoise.fr

- Nuit blanche le 1er octobre 2011
La Nuit Blanche investit comme chaque année depuis 2006 l’univers cistercien de l’abbaye de Maubuisson. En 2011, elle correspond à la clôture de l’exposition de Jan Kopp dont on pourra admirer une dernière fois les oeuvres et constater l’évolution de son intrigante installation de baguettes de pain séchées. A découvrir également dans l’atmosphère poétique de la nuit, les photos entre l’air et l’eau d’Agnès Caffier et le film de Sadek Rahim rêvant d’un monde meilleur pour son pays l’Algérie .
Entrée libre. De 19h à 00h.

L’œuvre de Jan Kopp, particulièrement pensée pour s’intégrer aux espaces variés de l’abbaye cistercienne de Maubuisson -car tel est le principe de chaque exposition personnelle accueillie dans ces lieux- ne manque pas de surprendre et de questionner. Dans la Grange, à l’entrée du domaine de l’abbaye, onze pendules de Foucault oscillent dans un mouvement régulier au-dessus d’un plateau elliptique parsemé de billes de verre. Ce Jeu sans fin, où les pendules ne se rencontrent pas mais effleurent et font bouger parfois les billes, est une sorte de chaos ordonné, une méditation animée sur le temps et l’espace. L’autre moment d’étonnement se produit dans la salle des Religieuses devant une sculpture évolutive composée de centaines de baguettes séchées, considérées comme un matériau de construction et traitées en labyrinthe de forme ovoïde lui-même inspiré de l’entrelacs cistercien. Chaque semaine, deux cents nouvelles baguettes sont ajoutées à la sculpture jusqu’à risquer son effondrement, fragile et éphémère, symbole du gaspillage et de l’empilement de notre société ? Cette œuvre porte justement le nom d’ensemble de l’exposition, à savoir La Courbe de la ritournelle, ce nom qui évoque, selon son concepteur, « le sens non rectiligne de la vie ». Sans doute répétitif aussi puisqu’une ritournelle est un refrain qui se répète, une rengaine. « Les oeuvres présentées, précise Jan Kopp, ont en commun un mouvement répétitif et circulaire et sont liées formellement par l’évocation plastique de la courbe. » Il est effectivement difficile de trouver, de salle en salle, notamment dans le film d’animation ou l’installation vidéo pour quatre écrans, un autre fil conducteur que celui de la courbe ou du cercle. Jan Kopp l’avoue volontiers : « Les différents médias que j’utilise me permettent une pratique éclatée. J’ai peur de m’ennuyer, c’est pourquoi j’essaie toujours de nouvelles choses. Les arts visuels offrent une très grande liberté et me permettent de trouver le médium le plus approprié pour exprimer une idée. En fait, j’accorde le médium à mon idée. L’exposition permet d’associer ces différents médias. » D’où cette impression de dispersion qui fait sans doute aussi partie du « jeu sans fin » de l’artiste...

Jean-Michel Masqué