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L'agora des arts - Des expositions à paris, en france et à l'étranger

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L’âge d’or hollandais. De Rembrandt à Vermeer

jeudi 8 octobre 2009

Du 7 octobre au 7 février 2010.
Pinacothèque
28, place de la Madeleine 75008
www.pinacotheque.com

La Pinacothèque s’associe au musée Jacquemart-André et à l’Institut Néerlandais. Sur présentation d’un billet d’entrée « L’Âge d’or hollandais », tarif réduit à l’entrée de l’exposition « Brueghel, Memling, Van Eyck du Musée Jacquemart-André et à l’entrée de « Maîtres du Nord, tableaux du musée des Beaux-Arts de Rouen », à l’Institut Néerlandais.

La Pinacothèque et ses petites salles se prêtent ici plutôt bien à la mise en lumière de la centaine de tableaux, dessins et aquarelles issus des collections du Rijksmuseum d’Amsterdam et qui tous témoignent de l’incroyable innovation picturale de cet « âge d’or » de l’art qu’est le XVIIe siècle hollandais. L’énergie artistique des peintres explose dans l’art de la nature morte et de la vanité avec Willem Claesz Heda et Pieter Claesz, des compositions florales d’un Jan Davidsz de Heem, des portraits comme ceux de Thomas de Keyser et Frans Hals qui en devinrent les spécialistes. Dans un registre plus religieux, ne pas manquer cet étonnant tableau Vieille femme en prière de Nicolaes Maes, sa lumière irréelle et sa table ambiance « nature morte » juste animée par la présence d’un chat tirant la nappe. Spécifiques aussi de cette période hollandaise pleine de diversité : les scènes de la vie rurale avec animaux de Paulus Potter, les paysages d’hiver avec patineurs de Salomon van Ruysdael, et les paysages de Jan van Goyen, Jacob van Ruysdael ou encore Meindert Hobbema, tous habiles à saisir la finesse des ramures au premier plan et à éloigner le point de fuite à l’infini. Dans la quête de l’idéal, les artistes expriment peu les difficultés sociales, le bonheur est plutôt dans le pré, et quand ils peignent la ville, ils s’intéressent à l’argent, à l’économie florissante, aux ports en pleine expansion grâce au négoce et à l’essor de la Compagnie des Indes orientales. L’exposition réserve une attention toute particulière à Rembrandt et à Vermeer, symboles de cette époque, mais qui s’intéressèrent à plusieurs genres, refusant toute spécialisation. Sept tableaux de Rembrandt ce maître du clair-obscur sont exposés, dont un émouvant portrait de son fils Titus et l’impressionnante toile La décapitation de saint Jean-Baptiste. De Vermeer, on ne pourra apprécier qu’une seule œuvre, mais admirable, La lettre d’amour, petit tableau très codifié dans lequel le regard du spectateur est amené à se glisser par une porte entrebâillée vers la lumière d’une pièce, pénétrant comme par effraction dans l’intimité d’un instant de vie quotidienne. Une œuvre rarement vue à Paris et qui à elle seule mérite la visite.

Catherine Rigollet