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Les Femmes peintres et les salons au temps de Proust

vendredi 16 avril 2010

Les Femmes peintres et les salons au temps de Proust, de Madeleine Lemaire à Berthe Morizot.
Du 15 avril au 6 juin 2010
Musée Marmottan Monet
Du mardi au dimanche, de 11h à 18h
Tél. 01 44 96 50 33
www.marmottan.com

- Outre le catalogue publié chez Hazan, on lira avec intérêt « Femmes artistes, artistes femmes. Paris, de 1880 à nos jours de Catherine Gonnard et Elisabeth Lebovici (voir notre chronique dans la rubrique livres).

A l’instar du Centre Pompidou réorganisant ses collections permanentes afin de mieux mettre en lumière les femmes peintres de l’art moderne, le musée Marmottan-Monet s’est intéressé à celles qui au XIXème siècle leur ont ouvert la voie, acquérant par leur talent leur statut d’artiste, gagnant leur indépendance par leur volonté à créer et leur féminisme. Telles, Rosa Bonheur (1822-1899), autodidacte, bien connue pour ses représentations animalières et son célèbre portrait de Buffalo Bill, femme libre portant cheveux courts, pantalons et fumant des havanes. Berthe Morisot (1841-1895), peintre intimiste de portraits de femmes, d’enfants et de scènes familiales, qui participe à tous les salons des impressionnistes. Louise Breslau (1856-1927), formée à l’Académie Julian avant d’ouvrir son propre atelier et d’exposer dans les salons (comme le prestigieux Salon de Paris) en glanant de nombreuses médailles avec ses portraits féminins et ses tableaux de fleurs. Louise Abbéma (1853-1927), peintre, graveur et sculpteur formée auprès de Henner et de Carolus-Duran, qui fréquente le salon de Madeleine Lemaire et réalise de nombreux portraits de femmes de la haute société. Elle est l’amie intime de Sarah Bernhardt dont elle fait de nombreux portraits. Madeleine Lemaire (1845-1928), égérie d’Alexandre Dumas fils, femme brillante, au caractère libre, mène sa vie de femme peintre indépendante, se levant à l’aube pour travailler dans son atelier et recevant à partir de dix-sept heures le gratin parisien et européen, de Raynaldo Hahn à Proust, en passant par Robert de Montesquiou et Anatole France. Outre son talent à peindre des roses, ses portraits de femmes sont d’une grande finesse. Jacques Taddei, directeur du musée Marmottan Monet et Bernard Grassin-Champernaud, commissaire, ont aussi choisi d’évoquer l’atmosphère de plusieurs de ces salons qui à la Belle Epoque étaient animés par des femmes célèbres, amies et protectrices des écrivains, des musiciens et des peintres, voire artistes plasticiennes elles-mêmes comme Madeleine Lemaire ou un peu plus tard Valentine de Saint-Point qui exposera au Salon des indépendants et rédigera, en 1912, le Manifeste de la femme futuriste. Mi-précieuses, mi-pétroleuses, ces femmes ont ouvert des brèches.

Catherine Rigollet

- On ne quittera pas le musée sans une visite au premier étage pour découvrir la nouvelle salle des enluminures de la collection Wildenstein (voir notre article).