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L'agora des arts - Des expositions à paris, en france et à l'étranger

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Les Romanov, tsars collectionneurs

mercredi 2 février 2011

L’Ermitage, la naissance du musée impérial. Les Romanov, tsars collectionneurs.

La naissance du musée. Les Esterházy, princes collectionneurs.

Du 26 janvier au 15 septembre 2011
Pinacothèque de Paris
Tous les jours de 10h30 à 19h30
Plein tarif 10€
Tél. 01 42 68 02 01
www.pinacotheque.com

On a beau porter des titres aussi ronflants que Romanov et Esterházy, les tsars de Russie et princes de Hongrie ont acquis quantité d’œuvres d’art européen (de la Renaissance italienne au XIXe) qui n’ont pas forcément bien supporté le passage du temps. C’est le propre d’une collection d’être de qualité inégale, mais entre les deux sélections présentées à la Pinacothèque de Paris celle des Romanov est sans conteste la plus attractive. Pierre le Grand, Catherine II, Alexandre 1er jusqu’à Nicolas 1er, dont on connaît le goût pour la culture européenne, tous ont contribué à rassembler ce qui constitue aujourd’hui la richesse du musée de l’Ermitage à Saint-Pétersbourg. Parmi la centaine de tableaux présentés, certains sont un véritablement éblouissement pour l’œil : les Rubens du début du parcours, le Petit déjeuner de Gabriel Metsu, un grand format de Van Dyck (L’incrédulité de Thomas), un paysage de Ruysdael (Chemin à l’orée de la forêt), le David et Jonathan de Rembrandt, nimbé d’une superbe lumière dorée et un christ de Titien, peu spectaculaire et néanmoins d’une incroyable modernité par la touche enlevée et à peine ébauchée de sa peinture, sans parler de ce Portrait d’homme barbu coiffé d’un béret signé Rembrandt d’une puissance émotive saisissante. Dans la collection Esterházy, grande famille austro-hongroise dont les collections constituent la richesse du Musée de Budapest, c’est un pur bonheur de découvrir un petit Paysage montagneux, couleur bleu vert turquoise, grouillant d’une vie lilliputienne de Jan Breughel l’Ancien. A défaut d’un trésor, la Pinacothèque offre des pépites bienvenues. Las, entre ces deux collections présentées dans le nouvel espace de la Pinacothèque situé 8 rue Vignon, il vous faudra traverser le dédale des salles de la fraîche collection permanente de la Pinacothèque (des dépôts de collectionneurs privés). Un conseil si vous voulez éviter l’overdose descendez directement au sous-sol découvrir la collection Esterhézy. Si les noms des peintres de la collection permanente sont prestigieux (le Tintoret, Claude Monet, Amedeo Modigliani, Nicolas de Staël, Mark Rothko…), la qualité des œuvres est très inégale et l’accrochage façon cabinet d’amateur voulu par le maître des lieux Marc Restellini, d’un amalgame détonant, faisant voisiner des contemporains à côté de peintres du XVè siècle…Pourquoi pas, certains rapprochements thématiques peuvent être judicieux et pédagogiques ; le classement chronologique ou par école pratiqué dans les musées l’est rarement chez un collectionneur et c’est bien cette ambiance qu’à voulu restituer Marc Restellini. Reste que trois collections à découvrir en même temps relève de l’indigestion, surtout dans une scénographie aussi sombre et où les tableaux jouent à touche touche….et nulle chaise pour faire une pose et apprécier comme il se doit certains chefs-d’œuvre.

Catherine Rigollet