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L'agora des arts - Des expositions à paris, en france et à l'étranger

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Robert Delaunay. Rythmes sans fin

lundi 20 octobre 2014

Du 15 octobre 2014 au 12 janvier 2015
Centre Pompidou
Tous les jours, sauf mardi, de 11h à 21h
Tarif plein (musée et expositions) : 13€
Tél. 01 44 78 12 33
www.centrepompidou.fr

 

- Cette exposition est présentée en même temps que la rétrospective Sonia Delaunay au musée d’art moderne de la Ville de Paris.

Au travers d’environ quatre-vingt œuvres : peintures, dessins, reliefs, mosaïques, maquettes, photographies, cette exposition montre une autre facette de cet artiste qui a osé faire de la couleur l’unique objet de sa peinture. Une facette, très largement méconnue, entamée dans les années 1920-1930 quand Robert Delaunay s’émancipe du cadre de la toile pour réaliser des œuvres murales et investir l’espace architectural.

Figurant parmi les pionniers de l’abstraction, inventeur du mouvement orphique, de la « peinture pure » et de l’épuration des formes, Robert Delaunay affirme dès la fin des années 1900 une conception purement optique de la peinture comme le montre le Paysage au disque qui ouvre l’exposition et surtout Formes circulaires, Soleil n°2, une de ses premières « peintures inobjectives ». Après la période de l’entre-deux-guerres, au cours de laquelle il développe une manière plus figurative, il revient définitivement à l’art abstrait en 1930 avec Rythme, Joie de vive. Mais fasciné par la ville, monumentale, éblouissante et fulgurante, Robert Delaunay cherche, d’une série à l’autre, à dépasser les limites imposées par le format de la toile. Ainsi dans la série Tour Eiffel, débutée en 1909 et relancée dans les années 1920, face à la monumentalité du « monstre de ferraille », l’artiste choisit une représentation amputée de la Tour, montrée en plongée ou en contre-plongée, s’élançant vers le ciel. De la même manière, il fait déborder du cadre ses disques colorés symbolisant le rythme de la vie moderne avec ses roues de voiture, ses panneaux de signalisation, ses enseignes lumineuses.

Parallèlement à ses recherches de contrastes optiques pour traduire cette effervescence, Robert Delaunay transpose ses contrastes colorés, ses dissonances ou concordances de couleurs froides et chaudes dans différents domaines. Réalisant notamment des décors pour les Ballets russes de Diaghilev, créant des revêtements muraux en relief et en couleurs d’une totale nouveauté technique, des mosaïques un peu archaïques évoquant l’Antiquité. Un deuxième volet de l’exposition est consacré aux aménagements décoratifs que Robert Delaunay, aux côtés du jeune architecte Félix Aublet et d’autres artistes parmi lesquels Sonia Delaunay, réalise pour le Palais des Chemins de Fer et Palais de l’Air qui firent sensation à l’Exposition Internationale de 1937 à Paris.

Catherine Rigollet

Visuel : La façade principale du Palais des chemins de fer et le hall tronconique du Palais de l’air vus de nuit. Photo : D.R. Crédit photographique : © Centre Pompidou, Bibliothèque Kandinsky / Photo : Bruno Descout.
Robert Delaunay, Rythmes, 1934, huile sur toile, 145 x 113 cm. Donation Sonia et Charles Delaunay, 1964. Crédit photographique : © Centre Pompidou, MNAM-CCI, Dist. RMN / Photo : Jacqueline Hyde.